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Je me souviens très précisément de mon premier séjour combiné safari et Zanzibar. Trois jours plus tôt, je suivais une lionne dans les hautes herbes dorées du Serengeti, moteur coupé, le silence juste brisé par le bourdonnement des insectes. Le lendemain, un petit avion m’emmenait au-dessus de l’océan Indien, vers un chapelet de plages d’un blanc presque irréel. En moins de deux heures, je passais du rugissement des lions au clapotis des vagues sur le sable. C’est cette transition brutale, presque déroutante, qui fait toute la magie d’un voyage Tanzanie + Zanzibar.

Si vous rêvez d’observer les Big Five dans un grand parc africain, de rouler sur les pistes ocre du Tarangire ou du Serengeti puis de finir vos nuits dans un hôtel les pieds dans le sable sur une beach de Zanzibar, ce type de séjour est taillé pour vous. Ce n’est pas qu’une carte postale : c’est un itinéraire très concret, avec des routes parfois cahoteuses, des réveils avant l’aube et aussi des moments de grâce absolue au coucher du soleil, bière fraîche à la main face à l’océan.

Dans cet article, je vais vous détailler, sans filtre, comment organiser un séjour Zanzibar et safari : quels parcs choisir en Tanzanie, comment enchaîner safari et plage, combien de nuits prévoir, comment optimiser votre budget, où réserver votre hôtel ou resort, et surtout comment éviter les erreurs classiques qui peuvent transformer un rêve en galère logistique. Je m’appuie sur mes propres expériences sur le terrain, des discussions avec des guides locaux et des voyageurs croisés sur la route. L’objectif est simple : vous donner une vision claire et réaliste pour que votre voyage soit à la fois intense, fluide et adapté à votre façon de voyager.

Pourquoi combiner safari en Tanzanie et séjour à Zanzibar ?

Un séjour safari + Zanzibar fonctionne si bien parce qu’il s’appuie sur deux expériences radicalement différentes mais parfaitement complémentaires. D’un côté, le bush tanzanien, brut, poussiéreux, parfois rude. De l’autre, l’océan Indien, ses plages calmes et la douceur de vivre swahilie. Psychologiquement, c’est très agréable : vous commencez votre voyage plein d’énergie sur les pistes, et vous terminez en mode récupération à Zanzibar, sans avoir l’impression de “perdre” des jours de vacances à ne rien faire.

Sur le plan pratique, la Tanzanie est l’un des rares pays d’Afrique où cette combinaison est simple. Vous pouvez enchaîner un safari dans le nord (Tarangire, Serengeti, Ngorongoro, Manyara) avec un vol direct vers Zanzibar le dernier jour. Les liaisons aériennes vers l’île sont fréquentes depuis Arusha, le Serengeti (certaines pistes d’aviation) ou Dar es Salaam. Pas besoin de jongler avec trois pays et des frontières compliquées : tout se passe à l’intérieur du même pays, ce qui simplifie les visas, les devises et la logistique.

Sur le terrain, la complémentarité est évidente. Pendant le safari, vos journées sont rythmées par les game drives, ces sorties en 4×4 tôt le matin et en fin d’après-midi. Le reste du temps, vous êtes souvent dans votre camp ou lodge à observer le paysage, à vous reposer, à trier vos photos. Cela demande de l’attention, un minimum de résistance à la chaleur, à la poussière, et une forme de patience pour guetter les animaux. Arrivé à Zanzibar, le rythme se renverse : réveils sans alarme (sauf si vous surfez à Paje au lever du soleil), longues marches sur la beach, plongée, snorkeling ou simple lecture à l’ombre d’un palmier. Vous laissez retomber la pression accumulée pendant le safari.

Il y a aussi un aspect financier à prendre en compte. Les parcs tanzaniens ne sont pas bon marché : chaque jour dans un grand parc comme le Serengeti ou le Ngorongoro représente un certain coût (droits d’entrée, véhicule, guide, lodge). En terminant par Zanzibar, vous pouvez contrôler votre budget en choisissant un hôtel simple, une guesthouse ou un petit resort plutôt que de multiplier les nuits en pleine brousse. Votre voyage reste exceptionnel, mais vous répartissez intelligemment les dépenses entre le bush et le littoral.

Enfin, il y a le côté émotionnel. Après une semaine à suivre des lions, des éléphants, des guépards, à travers la Tanzanie, vous aurez besoin d’un sas de décompression. Sans Zanzibar, j’ai souvent vu des voyageurs enchaîner directement avion international et retour au bureau avec une sorte de “gueule de bois émotionnelle”. Trois à cinq nuits sur l’île permettent d’atterrir en douceur, de digérer tout ce que vous avez vu et vécu. C’est aussi là que vous réalisez vraiment la portée de votre voyage, assis sur le sable au crépuscule, l’odeur de l’océan dans l’air.

Itinéraires types pour un séjour Zanzibar et safari : combien de nuits et dans quels parcs ?

On me demande souvent : “Antoine, combien de jours pour un voyage Tanzanie Zanzibar équilibré ?”. La vraie réponse dépend de votre budget et de votre façon d’aimer voyager, mais il existe des schémas qui fonctionnent très bien sur le terrain. Je vous partage ici des exemples concrets, que j’ai testés ou vus fonctionner pour de nombreux voyageurs.

Une première immersion : 7 à 9 nuits, safari express + Zanzibar

Pour un premier voyage en Afrique, si votre budget est serré mais que vous voulez absolument combiner safari et plage, un itinéraire court mais dense peut ressembler à ceci :

  • 2 ou 3 nuits de safari dans le nord de la Tanzanie (Tarangire + Ngorongoro, ou Manyara + Ngorongoro)
  • 4 à 5 nuits à Zanzibar dans un hôtel ou resort en bord de beach

Concrètement, vous arrivez à l’aéroport du Kilimandjaro ou d’Arusha. Vous partez directement vers un premier parc comme le Tarangire : idéal pour une entrée en matière avec ses baobabs massifs, ses troupeaux d’éléphants, ses paysages ouverts. Le lendemain, vous filez vers l’aire de conservation du Ngorongoro pour une journée complète dans le cratère, qui est souvent l’un des moments forts du voyage : densité incroyable d’animaux sur un territoire restreint.

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Le troisième jour, vol interne vers Zanzibar. C’est là que vous amputez un peu la partie safari, mais pour un total de 7 à 9 nuits, cela reste cohérent. Vous passez ensuite le reste de votre séjour à Zanzibar, soit en restant tout du long dans un même hôtel sur la côte (Nungwi, Kendwa, Matemwe, Paje…), soit en combinant 1 nuit à Stone Town + 3 à 4 nuits sur la plage.

Le combo équilibré : 10 à 12 nuits, safari complet + Zanzibar

Si vous pouvez poser une dizaine de jours réels sur place, le meilleur rapport intensité / récupération se situe souvent autour de :

  • 5 à 6 nuits de safari dans les grands parcs du nord (Tarangire, Serengeti, Ngorongoro, parfois Manyara)
  • 4 à 5 nuits à Zanzibar dans un hôtel ou resort au bord de la mer

Un exemple que j’apprécie beaucoup :

  • Jour 1 : arrivée à l’aéroport de Kilimandjaro (JRO), transfert vers Arusha, nuit en guesthouse ou lodge simple
  • Jour 2 : départ vers le parc national de Tarangire, safaris, nuit dans un camp à l’intérieur ou à proximité du parc
  • Jour 3 : route vers le Serengeti (centre ouest/est selon la saison), safari en route, nuit en tente lodge
  • Jour 4 : journée complète de safari dans le Serengeti, nuit sur place
  • Jour 5 : retour vers l’aire de conservation du Ngorongoro, nuit sur le bord du cratère
  • Jour 6 : descente dans le cratère, safari, puis route vers Arusha et vol en fin de journée vers Zanzibar
  • Jours 7 à 10 ou 11 : Zanzibar, entre Stone Town et la beach

Avec ce type de voyage, vous vivez vraiment ce qu’on imagine d’un grand safari tanzanien : vastes plaines du Serengeti, cratère du Ngorongoro, couloirs d’éléphants du Tarangire. Vous prenez ensuite un vol interne vers Zanzibar inclus ou non dans le prix selon le type de circuit choisi. Les 4 ou 5 nuits sur place vous laissent le temps de récupérer, de faire une ou deux activités (snorkeling, plongeurs, découverte des villages de pêcheurs) sans courir.

Pour les passionnés : 14 nuits et plus, incluant le Selous ou le sud de la Tanzanie

Si vous avez du temps et que vous voulez sortir des sentiers trop battus, vous pouvez allonger votre séjour vers le sud de la Tanzanie, autour de réserves comme le Selous (rebaptisé Nyerere National Park) ou Mikumi. Ces parcs sont moins fréquentés que la boucle classique Serengeti–Ngorongoro, et proposent un safari plus varié : safaris en bateau, marches guidées, ambiance plus sauvage.

Un exemple pour 14 nuits :

  • 6 ou 7 nuits dans les parcs du nord (Tarangire, Serengeti, Ngorongoro, Manyara)
  • 3 nuits dans la réserve de Selous (accès par vol interne vers Dar es Salaam puis vers le parc)
  • 4 à 5 nuits à Zanzibar dans un resort de plage

C’est un voyage plus coûteux, mais aussi plus riche : vous passez des pistes poussiéreuses aux canaux du Selous en bateau, à observer les hippos et les crocodiles à quelques mètres, puis vous terminez à Zanzibar. Ce type d’itinéraire s’adresse à ceux qui veulent vraiment optimiser un grand voyage unique en Afrique, quitte à y mettre le prix, et qui préfèrent accumuler les expériences plutôt que de compter chaque nuit.

Choisir ses parcs et son style de safari en Tanzanie

Un séjour Zanzibar et safari commence par un choix stratégique : dans quels parcs aller pour votre safari en Tanzanie, et avec quel rythme. Tous les parcs n’offrent pas la même ambiance, ni le même type d’animaux, ni le même budget.

Les grands classiques du nord : Tarangire, Serengeti, Ngorongoro, Manyara

Si c’est votre premier safari, la boucle nord reste, à mon sens, la plus adaptée. Voici de manière pragmatique ce que chaque parc apporte à votre voyage :

  • Parc national de Tarangire : reconnu pour ses éléphants et ses baobabs. En saison sèche, les animaux se concentrent le long de la rivière Tarangire. Parfait pour commencer votre safari, les paysages sont ouverts, la faune facilement observable.
  • Parc national du Serengeti : le parc emblématique de la Tanzanie, immense, varié, avec des zones très différentes entre le sud, le centre et l’ouest/est. C’est ici que se joue une partie de la grande migration des gnous, selon les mois. Vous avez de fortes chances de voir lions, léopards, guépards, et d’immenses troupeaux de herbivores.
  • Aire de conservation du Ngorongoro (cratère inclus) : un ancien volcan effondré formant une cuvette où animaux et paysages sont concentrés. C’est un peu le “zoo naturel” de la Tanzanie, dans le bon sens du terme : densité d’animaux incroyable sur une journée, notamment rhinocéros, lions, buffles, hippos.
  • Lac Manyara : plus petit, souvent utilisé pour une journée ou une demi-journée. Connu pour ses forêts, ses zones marécageuses, ses flamants roses (selon la saison) et, parfois, ses lions arboricoles.

Le combo Tarangire + Serengeti + Ngorongoro est celui que je recommande pour un premier grand voyage. Vous couvrez alors des écosystèmes variés et maximisez vos chances de rencontres fortes avec les Big Five. Attention toutefois : ces parcs sont populaires, donc plus fréquentés que d’autres zones comme le Selous. Pour limiter l’affluence, je conseille de dormir parfois dans des camps situés plus à l’intérieur des parcs, même si cela remonte légèrement le prix de votre séjour.

Le Selous (Nyerere) et le sud de la Tanzanie : un safari plus sauvage

Pour les voyageurs qui ont déjà vu les grands classiques ou qui veulent éviter les foules, le Selous (ou Nyerere) et les parcs du sud de la Tanzanie offrent une autre dimension. La réserve de Selous est immense, traversée par la rivière Rufiji. Ici, le safari ne se fait pas uniquement en 4×4 : vous alternez sorties en bateau, marches guidées, observation de la faune depuis les rives. Les nuits se passent souvent dans des camps plus intimistes que les gros lodges du nord.

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La faune est bien présente (lions, éléphants, hippos, crocos, antilopes en pagaille), mais plus dispersée : il faut aimer chercher, accepter parfois des moments “calmes”. En échange, vous gagnez en sensation de solitude et de nature intacte. Le Selous se combine assez bien avec Zanzibar grâce à des vols internes au départ de Dar es Salaam. Certains circuits sur mesure prévoient même des vols directs Selous–Zanzibar pour éviter de repasser par la grande ville.

Quel style de safari pour vous ?

Votre façon de vivre le safari dépendra aussi de vos choix en matière d’hébergement et d’organisation :

  • Safari en lodge / resort de brousse : plus confortable, chambres en dur, piscines parfois, repas soignés. Idéal pour un premier voyage, pour un couple ou une famille avec enfants.
  • Camp de tentes (tented camp) : ma préférence personnelle. Tente fixe avec lit, salle de bain privée, mais toile entre vous et la nuit. On entend les hyènes rire au loin, les buffles marcher autour du camp. Plus immersif, sans être du camping roots.
  • Budget camp / camping : matelas, tente simple, sanitaires partagés. Correct pour les budgets serrés, mais je recommande de bien choisir l’agence et de ne pas sous-estimer la fatigue accumulée.

Dernier point clé : le rythme. Ne surchargez pas votre programme. Un bon safari, ce n’est pas “faire” le plus de parcs possible, c’est laisser de la place à l’imprévu. Je préfère largement 2 nuits dans le Serengeti et 2 dans le Tarangire, avec du temps sur place, qu’un marathon Tarangire–Manyara–Serengeti–Ngorongoro en 3 jours. Vous gagnez en qualité d’observation ce que vous perdez en nombre de tampons sur l’itinéraire.

Organiser son séjour à Zanzibar : plages, hôtels, resorts et ambiance locale

Après le safari, votre séjour se poursuit vers Zanzibar. Sur le papier, tout le monde parle de “paradis”, de “plage de rêve”, mais la réalité sur le terrain est plus nuancée : chaque zone de l’île a sa personnalité, ses marées, ses avantages et ses contraintes. Pour profiter pleinement de Zanzibar, il faut choisir où dormir en connaissance de cause, en fonction de vos attentes.

Stone Town : première nuit ou base culturelle

Beaucoup de voyageurs arrivent à Zanzibar et filent directement vers leur hôtel de plage. C’est dommage de zapper Stone Town, le cœur historique de l’île. Personnellement, j’aime bien y passer au moins une nuit, parfois deux. La vieille ville labyrinthique, les portes sculptées, les marchés d’épices, l’animation du front de mer en fin de journée… c’est l’occasion de toucher du doigt la culture swahilie, d’entendre le mélange d’arabe, de kiswahili et d’anglais qui fait l’âme de l’île.

Pour vous loger, vous trouverez des petits hôtels de charme dans des bâtiments anciens, des guesthouses plus simples, et quelques adresses plus luxueuses. Prévoyez un logement avec climatisation : la chaleur peut être éprouvante, surtout après plusieurs jours de safari. Une nuit à Stone Town en début ou en fin de séjour, c’est aussi l’occasion pratique de se rapprocher de l’aéroport pour votre vol international.

Nord, Est ou Sud : quelle beach pour votre séjour ?

Zanzibar n’est pas une longue plage uniforme. Chaque côte a sa dynamique :

  • Nungwi / Kendwa (Nord-ouest) : plages de carte postale, sable blanc, mer souvent baignable toute la journée (marée moins marquée). Ambiance assez animée, surtout à Nungwi : bars, restaurants, excursions en dhow (bateau traditionnel). Très adapté pour un premier voyage, mais il faut accepter une fréquentation plus touristique.
  • Matemwe, Kiwengwa (Nord-est / Est) : longues plages, plus calmes que Nungwi. Les marées sont plus marquées : à marée basse, la mer se retire loin et les pêcheurs traversent le lagon à pied. C’est beau, mais certains voyageurs n’aiment pas ne pas pouvoir se baigner à toute heure. Bon choix pour allier tranquillité et accès à des hôtels de qualité.
  • Paje, Jambiani (Sud-est) : fief des kitesurfeurs. Grande plage, ambiance plus bohème, cafés sympas, vie de village à deux pas. Les marées rythment aussi le quotidien, mais le décor est superbe. Idéal si vous aimez bouger un peu, faire du sport, rencontrer d’autres voyageurs.
  • Sud-ouest (Kizimkazi, etc.) : plus isolé, quelques resorts et hôtels, souvent choisis pour le calme absolu. Moins pratique pour rayonner sur l’île.

Quand vous choisissez votre hôtel ou resort, regardez au-delà des photos de plage. Renseignez-vous sur la marée (certains hébergements indiquent clairement le rythme), la présence ou non de rochers/coraux à l’entrée de l’eau, la proximité d’un village (si vous voulez sortir marcher, manger ailleurs) et la taille du resort. Un très grand resort all inclusive peut vous couper de l’ambiance locale, ce qui peut être ce que vous cherchez… ou pas du tout.

Combien de nuits à Zanzibar et que faire sur place ?

Pour récupérer réellement de votre safari et profiter de l’île, je conseille de prévoir au minimum 3 nuits complètes, idéalement 4 ou 5. En dessous, vous risquez de passer votre temps à courir entre transferts, check-in et check-out. Avec 4 ou 5 nuits, vous pouvez vous organiser ainsi :

  • 1 nuit à Stone Town (en début ou fin de séjour)
  • 3 à 4 nuits dans un hôtel ou resort en bord de mer

Sur place, ne sous-estimez pas le plaisir de… ne rien faire. Entre deux plongées en apnée, une sortie en bateau, une visite d’une ferme aux épices ou d’un village de pêcheurs, laissez-vous au moins une journée sans programme. Vos journées de safari ont été intenses, parfois bruyantes (moteur, radios des guides, routes cahoteuses). Le silence, le bruit des vagues, la lecture à l’ombre d’un palmier font partie intégrante du voyage.

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Si vous avez de l’énergie, Zanzibar offre quelques belles expériences : snorkeling autour de Mnemba (même si très fréquenté), sortie en dhow au coucher du soleil, balade en forêt de Jozani pour observer les colobes roux, promenade dans les ruelles de Stone Town au lever du jour, quand la chaleur est encore supportable. À chaque fois, discutez avec les prestataires, vérifiez les horaires de marées pour les activités en mer, et évitez les sorties “à la chaîne” où l’on entasse les voyageurs sur les bateaux. Un bon opérateur local fera la différence entre une sortie banale et un souvenir fort.

Budget, saisons et conseils pratiques pour réussir votre voyage Tanzanie + Zanzibar

Un séjour Zanzibar et safari, ce n’est pas un petit city-trip improvisé. Entre les droits d’entrée des parcs, les vols internes, les nuits en lodge, l’hôtel à Zanzibar, la facture grimpe vite. Avec une bonne préparation, on peut toutefois adapter ce voyage à plusieurs niveaux de budget et éviter de payer cher pour les mauvaises choses.

Comprendre les postes de dépenses

Sur un voyage Tanzanie + Zanzibar, quatre postes pèsent vraiment lourd :

  • Les parcs et safaris : droits d’entrée dans chaque parc, frais de concession, véhicule, carburant, guide. Plus vous passez de nuits dans un grand parc comme le Serengeti, plus la note monte. C’est là que se trouve souvent l’essentiel du budget.
  • L’hébergement dans le bush : un camp bien placé, dans ou à proximité d’un parc, coûte logiquement plus cher qu’un hôtel en ville. Les “tented camps” de niveau moyen à supérieur offrent une très belle expérience, mais ce confort se paie.
  • Les vols internes : Arusha–Zanzibar, Serengeti–Zanzibar, Dar es Salaam–Zanzibar… Leur prix varie selon la saison et l’anticipation. Certains circuits les incluent dans le prix global, d’autres les facturent à part.
  • L’hébergement à Zanzibar : beaucoup plus modulable. Vous trouverez de tout, du petit hôtel simple à la chambre à 500 € la nuit dans un resort de luxe. C’est souvent là que vous pouvez rééquilibrer votre budget global.

Une astuce : plutôt que de rogner sur la qualité de votre safari (qui est le cœur de votre voyage), jouez sur les nuits à Zanzibar. Un voyage équilibré peut très bien combiner 4 nuits en camp de niveau confortable dans les parcs, puis 4 nuits dans une guesthouse propre mais simple à Paje ou Jambiani, plutôt que de viser le resort 5* au bord de la plage.

Quand partir pour un séjour safari + Zanzibar ?

La Tanzanie se visite presque toute l’année, mais toutes les périodes ne se valent pas selon vos objectifs :

  • Saison sèche “haute” (juin à octobre) : excellente visibilité pour le safari (végétation plus basse, animaux concentrés autour des points d’eau). Températures agréables. Côté Zanzibar, temps sec, soleil fréquent. Inconvénient : c’est la haute saison touristique, les prix et l’affluence grimpent.
  • Petite saison des pluies (novembre) : averses possibles mais souvent courtes. Moins de monde, parfois de bons rapports qualité-prix.
  • Saison des pluies principales (mars à mai) : certains camps ferment, pistes parfois difficiles. Zanzibar peut être arrosée. Je ne la recommande pas pour un premier voyage, à moins d’accepter le risque météo pour un budget plus bas.
  • Périodes intermédiaires (janvier-février) : souvent très intéressantes, notamment pour la zone sud du Serengeti (migrations, naissances des gnous). Chaleur plus marquée à Zanzibar.

Pour un combo Zanzibar et safari, je trouve particulièrement agréables les périodes de fin juin–juillet, début septembre, et janvier-février. Vous profitez de bonnes conditions sans être systématiquement au pic de fréquentation.

Erreurs fréquentes et conseils concrets

Après plusieurs voyages et de nombreuses discussions avec des guides, voici quelques erreurs classiques à éviter et des astuces concrètes :

  • En faire trop en trop peu de temps : vouloir “tout voir” en 6 jours est le meilleur moyen de passer votre temps en voiture. Mieux vaut 2 parcs bien vécus qu’une liste de noms sur un carnet.
  • Sous-estimer la fatigue : un safari, même assis dans un 4×4, fatigue. Le soleil, la concentration, la route… Prévoyez dès la conception de votre voyage des moments de vrai repos, à Zanzibar mais aussi parfois en journée dans le bush.
  • Choisir un hôtel à Zanzibar uniquement sur photos : regardez les cartes, les marées, les avis récents. Une beach magnifique à marée haute peut se transformer en grande étendue d’algues à marée basse, sans possibilité de baignade à certains moments.
  • Oublier la logistique des vols : faites attention aux horaires des vols internationaux par rapport à vos vols internes. Un vol Serengeti–Zanzibar le matin, puis un Zanzibar–Europe la nuit, c’est confortable. L’inverse peut être stressant en cas de retard.
  • Négliger l’assurance et la santé : un voyage en Tanzanie et à Zanzibar n’est pas anodin. Vérifiez vos vaccins, discutez de la prophylaxie antipaludéenne avec un médecin, prenez une assurance voyage sérieuse (rapatriement, santé, bagages).

Dernier conseil, peut-être le plus important : laissez une part de flexibilité dans votre tête, même si votre programme est calé. La Tanzanie et Zanzibar ne se consomment pas comme un produit standard. Une journée “sans gros félins” dans un parc peut être compensée le lendemain par une scène incroyable au lever du soleil. Une soirée pluvieuse à Zanzibar peut devenir un souvenir fort autour d’une table avec des locaux à Stone Town. C’est cette part d’imprévu qui fait, pour moi, la vraie richesse d’un séjour Zanzibar et safari.