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Astuces et techniques safari en tanzanie

Image pour safari en tanzanie

Image pour safari en tanzanie

Les premiers matins de safari en Tanzanie ont toujours le même goût : un café un peu trop serré, l’air encore frais qui pique les joues, et ce silence particulier des plaines avant que tout ne s’éveille. Avec les années, j’ai compris que la différence entre un safari moyen et un safari mémorable se joue sur une multitude de petits détails. Des astuces concrètes, des techniques de terrain, et quelques réflexes à adopter pour vraiment tirer le meilleur de chaque sortie.

Préparer son safari en Tanzanie comme un pro

Choisir la bonne saison en fonction de ce que vous voulez voir

On me demande souvent : “Quelle est la meilleure période pour un safari en Tanzanie ?”. La vraie réponse, c’est : ça dépend de ce que vous cherchez.

Si vous voulez un aperçu détaillé des parcs, des saisons et des styles de voyage possibles, je vous invite à parcourir ce dossier complet pour bien organiser son safari en Tanzanie avant de finaliser votre itinéraire.

Bien choisir les parcs : ne pas courir après tout

L’erreur classique, c’est vouloir tout faire en 7 ou 10 jours : Serengeti, Ngorongoro, Tarangire, Manyara, parfois même le Kilimandjaro en bonus. Sur le papier, ça fait rêver. Sur le terrain, vous passez vos journées à rouler, fatigué, sans vraiment vous imprégner des lieux.

Mon conseil : mieux vaut 2 ou 3 parcs bien explorés que 4 ou 5 survolés. Laissez de la place à l’imprévu, aux arrêts inattendus sur la piste, aux moments calmes dans le camp à observer simplement les animaux autour.

Matériel indispensable pour un safari efficace

Pas besoin de ressembler à une expédition militaire, mais quelques choix de matériel font une énorme différence :

Et surtout : évitez les vêtements blancs éclatants ou très flashy. Non seulement ils se salissent en une heure, mais ils attirent l’œil et peuvent légèrement perturber les animaux les plus craintifs.

Techniques de terrain pour mieux observer les animaux

L’art des premiers départs : les safaris à l’aube

Les meilleurs moments de safari, ceux dont je me souviens des années plus tard, se déroulent rarement en plein milieu de journée. Ils naissent dans la demi-obscurité, quand on quitte le camp avec une lampe frontale encore allumée.

L’astuce simple mais efficace : demandez la veille à votre guide un départ plus matinal. Beaucoup d’hébergements proposent le petit-déjeuner à l’aube. Avec un thermos de café et quelques biscuits dans le véhicule, vous gagnez une heure cruciale de lumière et d’activité animale.

Observer les comportements plutôt que chercher “la liste complète”

Au début, on veut voir “les Big Five” en cochant mentalement une liste. C’est normal. Avec le temps, ce qui reste le plus marquant, ce ne sont pas les simples apparitions, mais les scènes de vie.

C’est ce mélange de patience et de curiosité qui distingue un simple “touriste de safari” d’un observateur réellement immergé dans le milieu.

Utiliser la lumière à son avantage

La Tanzanie, c’est une leçon de lumière permanente. Mais cette lumière peut être votre alliée comme votre pire ennemie pour observer (et photographier) les animaux.

Astuces pour mieux collaborer avec son guide

Dire clairement ce que vous recherchez

Les guides tanzaniens passent leur vie sur ces pistes. Ils ont l’œil, l’expérience et le réseau (les radios, les collègues, les traces fraîches sur le sol). Mais pour qu’ils puissent vraiment vous offrir le meilleur de leur savoir, il faut leur donner vos priorités.

Un bon guide s’adapte, mais il ne lit pas dans les pensées. Les meilleures journées que j’ai vécues sont celles où la communication était fluide dès le départ.

Respecter les règles… pour de vraies raisons

Sur le terrain, j’ai vu des scènes qui m’ont mis mal à l’aise : véhicules s’approchant trop près des animaux, sorties de piste abusives, cris pour attirer un lion qui s’éloigne. Ce genre de comportement n’est pas seulement irrespectueux, il nuit à la qualité des safaris pour tout le monde.

Les meilleurs guides respectent ces règles et n’aiment pas être poussés à les contourner. Si vous sentez qu’on force trop les animaux, ou qu’on prend des risques juste pour une photo, n’hésitez pas à le dire calmement. Le confort et la sécurité de tous doivent rester prioritaires.

Comprendre la logique des pistes

Au début, on a l’impression de tourner en rond sur les mêmes chemins. En réalité, les guides suivent une logique bien précise, souvent liée aux saisons, à l’heure de la journée et aux observations récentes.

Ne pas hésiter à poser des questions sur les choix d’itinéraire, demander pourquoi on privilégie telle zone le matin et telle autre l’après-midi. Un guide qui explique sa stratégie rend le safari bien plus intéressant.

Vivre pleinement le safari au-delà des photos

Apprendre à ralentir : l’anti “course aux clichés”

Je me suis longtemps battu avec ce réflexe : dès qu’un animal apparaissait, je sortais l’appareil, mitraillais, vérifiais l’écran, changeais les réglages… Au final, je passais plus de temps à gérer le matériel qu’à observer réellement ce qui se déroulait devant moi.

Au bout de quelques jours, on développe un rythme plus naturel : appareil prêt, mais pas collé au visage. On regarde d’abord, on photographie ensuite.

Tenir un carnet de bord de safari

C’est un réflexe que j’ai adopté dès mes premiers voyages, et que je recommande vraiment. Le soir au camp, après la douche, quand les bruits nocturnes commencent à se faire entendre, je prends 10 à 15 minutes pour consigner la journée.

Ce carnet devient très précieux quand on commence à revenir en Afrique, à comparer les saisons, les parcs, les pays. Il permet aussi de relativiser : un safari, ce n’est jamais un alignement parfait de “scènes spectaculaires”, c’est une succession de moments plus ou moins intenses, avec beaucoup de vide entre deux pics d’adrénaline.

Accepter l’imprévisible et les “jours blancs”

Il y a des journées où, malgré la bonne saison, l’excellent guide, le matériel prêt, il ne se passe pas grand-chose. Les félins restent cachés, la lumière est plate, les pistes sont calmes. C’est frustrant, surtout quand on a économisé longtemps pour ce voyage.

Mais c’est justement cette part d’incertitude qui rend la brousse si addictive. Rien n’est garanti. On peut rouler trois heures sans voir un seul grand prédateur, puis tomber, au détour d’une piste, sur une scène de chasse ou un groupe de lions sur un promontoire rocheux, éclairé par le dernier rayon de soleil.

Mon approche, après toutes ces années, c’est d’essayer de ne pas juger une journée sur une seule espèce manquée. On ne “rate” pas son safari parce qu’on n’a pas vu de léopard. On le vit à travers une somme de détails : un dik-dik nerveux au bord de la piste, un vautour qui tourne très bas, un éléphant qui s’immobilise et vous observe longuement, une hyène qui traverse, mal à l’aise, devant le 4×4.

Ces instants travaillent en nous longtemps après le retour. Et c’est là, pour moi, que résident les vraies techniques d’un safari réussi en Tanzanie : savoir se préparer sérieusement, optimiser ce qu’on peut, puis lâcher prise sur le reste, et accepter de se laisser surprendre par ce que la savane veut bien offrir ce jour-là.

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