Quand j’ai posé le pied pour la première fois en Tanzanie, j’étais surtout excité à l’idée de voir le Serengeti, le cratère du Ngorongoro et les plages de Zanzibar. Mais très vite, je me suis rendu compte que l’étape la moins sexy du voyage – le visa – était aussi l’une des plus importantes. Un mauvais choix de type de visa, un formulaire mal rempli, une vaccination manquante, et c’est tout votre voyage qui peut se compliquer aux frontières.
Dans cet article, je vais vous détailler, sans fioritures, tout ce qu’il faut savoir pour obtenir un visa pour la Tanzanie, que vous partiez depuis la France ou un autre pays francophone. On va parler des différents types de visas, des procédures en ligne (e-visa et e-permit), du visa à l’arrivée, des cas particuliers (Zanzibar, voyages d’affaires, safaris combinés), mais aussi de la réalité du terrain : ce qui se passe vraiment aux postes frontières, ce que les agents regardent en priorité, et les erreurs que je vois beaucoup de voyageurs commettre.
La Tanzanie (ou Tanzania, comme vous la verrez souvent écrite sur les formulaires officiels) est un pays accueillant, mais l’administration reste parfois rigide et lente. L’idée ici, c’est de vous donner des infos concrètes, testées sur le terrain, pour que cette partie « paperasse » ne vienne pas gâcher votre arrivée. Je m’appuierai sur mes propres expériences, celles d’autres voyageurs croisés en safari ou dans les bus locaux, et ce que les agences locales m’ont partagé au fil des années.
Je vous conseille de garder en tête deux choses : les règles migratoires peuvent évoluer, et ce que vous lisez aujourd’hui doit toujours être vérifié sur le site officiel de l’immigration de Tanzanie ou auprès de l’ambassade du pays où vous résidez. Mais en comprenant la logique des autorités tanzaniennes, vous serez beaucoup plus à l’aise pour choisir la bonne option et préparer vos documents.
On va donc décortiquer pas à pas le sujet « visa pour la Tanzanie », avec un objectif simple : que vous arriviez à l’aéroport de Dar es Salaam, Kilimandjaro ou sur l’île de Zanzibar serein, prêt à profiter de votre voyage au lieu de stresser devant le guichet d’immigration.
Comprendre les types de visa pour la Tanzanie et choisir le bon
Avant de lancer toute application en ligne ou de foncer au comptoir « Visa on arrival », il faut d’abord comprendre les principaux types de visa disponibles pour la Tanzanie. C’est là que beaucoup de voyageurs se trompent, parce qu’ils choisissent “au hasard” ou suivent un forum daté. Or, les agents d’immigration, eux, vont appliquer les règles à la lettre.
Le visa de tourisme (Single Entry Visa)
C’est le visa le plus courant pour un voyage classique : safari, séjour balnéaire à Zanzibar, road-trip dans le pays. Il permet une entrée unique en Tanzanie, pour une durée déterminée par les autorités (souvent jusqu’à 90 jours, mais la durée réelle accordée est à la discrétion de l’agent à la frontière).
Ce visa est adapté si :
- Vous prévoyez un voyage unique en Tanzanie, sans sortir du pays entre-temps.
- Vous arrivez par avion (Dar es Salaam, Kilimandjaro, Zanzibar, etc.) ou par voie terrestre depuis un pays voisin.
- Votre programme est simple : par exemple, 10 jours de safari dans les grands parcs du Nord puis quelques jours à Zanzibar.
Pour la plupart des voyageurs venant de France, de Belgique, de Suisse ou du Canada pour un premier séjour, c’est ce visa qui sera le plus logique.
Le visa à entrées multiples (Multiple Entry Visa)
Ce type de visa est utile si, pendant votre voyage, vous avez besoin d’entrer et de sortir plusieurs fois de Tanzanie. C’est typiquement le cas pour :
- Un grand voyage combiné Kenya + Tanzanie + Rwanda + Ouganda, avec plusieurs passages de frontière.
- Des missions professionnelles récurrentes dans la région.
- Certains séjours longs où vous sortez de Tanzanie pour visiter un pays frontalier avant d’y revenir.
Ce visa demande en général plus de justificatifs (lettre d’invitation, programme de voyage clair, parfois lettre de l’employeur) et n’est pas toujours nécessaire pour les voyageurs loisirs. Si votre périple prévoit seulement une boucle Tanzanie → Kenya → retour en France, par exemple, il peut être plus simple de prendre un visa pour chaque pays, plutôt qu’un multiple entry pour Tanzania.
Le visa de transit
Le visa de transit sert si vous traverserez la Tanzanie pour aller d’un pays à un autre, sans y séjourner longuement. Il peut être utile par exemple pour :
- Un trajet par bus du Malawi au Kenya via la Tanzanie.
- Un transit terrestre Mozambique → Tanzanie → Rwanda.
Ce n’est pas le visa adapté pour un safari, même court. Si vous comptez passer plusieurs nuits dans le pays, mieux vaut un vrai visa de tourisme, même si votre voyage semble « juste un passage ». Les agents connaissent ce type de stratégie et peuvent refuser un transit si votre programme ressemble à un vrai séjour.
Les visas de travail, affaires et volontariat
Pour un voyage d’affaires, un stage, du volontariat ou un emploi rémunéré, un simple visa de tourisme n’est généralement pas adapté. La Tanzanie dispose de catégories spécifiques (Business Visa, Work Permit, etc.). Les conditions et documents demandés sont plus lourds : contrats, lettres d’invitation, preuves de l’employeur local.
Si vous partez en mission humanitaire, pour un safari photo rémunéré ou une activité professionnelle, ne jouez pas avec les règles. Les autorités tanzaniennes savent très bien distinguer un voyage d’agrément d’un voyage pro. Dans votre cas, il faut vous rapprocher de l’organisation qui vous accueille pour qu’elle vous indique exactement quel type de visa demander et quel permis de travail est nécessaire.
En résumé, la première question à vous poser n’est pas “comment obtenir un visa pour la Tanzanie ?” mais “quel type de visa correspond réellement à mon voyage ?”. Une fois ce point clair, l’application devient plus simple et évite les mauvaises surprises à l’arrivée.
Comment obtenir un visa pour la Tanzanie depuis la France (et pays francophones)
Pour les voyageurs qui partent depuis la France ou d’autres pays francophones, il existe généralement trois options : l’e-visa en ligne, le visa à l’arrivée, et – selon les périodes et les nationalités – la demande auprès d’une ambassade ou d’un consulat. Chacune a ses avantages et ses inconvénients. Je vais vous détailler la réalité de chaque option, telle que je l’ai vécue et observée sur le terrain.
Le e-visa tanzanien (application en ligne)
L’e-visa pour la Tanzanie se demande via le site officiel de l’Immigration de Tanzania. Il faut remplir un formulaire en ligne, fournir des documents au format numérique (photo, passeport, parfois billet d’avion et réservation d’hôtels) et payer les frais de visa par carte bancaire.
Points importants à garder en tête :
- Anticipation : faites votre application au moins 2 à 3 semaines avant le départ. Les délais sont variables, parfois quelques jours, parfois plus longs.
- Exactitude des infos : votre nom, numéro de passeport, dates… doivent correspondre exactement à vos documents. Une erreur peut entraîner un refus ou des complications à l’arrivée.
- Adresse dans le pays : on vous demandera au minimum la première adresse de votre séjour (hôtel, lodge, guesthouse). Notez le nom complet et les coordonnées.
Je conseille souvent le e-visa pour les voyageurs qui aiment partir avec l’esprit tranquille, surtout si vous arrivez aux heures de pointe à l’aéroport de Dar es Salaam ou de Zanzibar. Vous passez alors par une file dédiée avec votre autorisation imprimée, ce qui peut raccourcir le temps d’attente.
Le visa à l’arrivée (Visa on Arrival)
Dans de nombreux cas, les ressortissants de pays comme la France peuvent obtenir un visa directement à l’arrivée en Tanzanie, à certains aéroports internationaux et postes frontières terrestres. En pratique, voici comment ça se passe souvent :
- Vous arrivez à l’aéroport et suivez les panneaux « Visa on Arrival ».
- Vous remplissez un formulaire sur place (souvent simple, mais parfois peu clair).
- Vous payez les frais de visa (en général en USD, parfois par carte, mais il est plus prudent d’avoir du cash).
- L’agent enregistre vos empreintes et prend une photo avant de tamponner votre passeport.
Les avantages : simplicité (pas besoin de préparer l’e-visa en amont) et flexibilité si votre voyage s’est décidé à la dernière minute. Les inconvénients : file d’attente parfois longue, système de paiement un peu chaotique, et incertitude si les règles ont changé récemment.
Je l’ai utilisé plusieurs fois, notamment en arrivant par Kilimandjaro pour un safari dans le Nord : l’attente a varié entre 20 minutes et plus d’une heure selon l’affluence. Pour un premier grand voyage, surtout avec des enfants ou un timing serré, le e-visa reste plus confortable.
Passer par une ambassade ou un consulat
Selon votre pays de résidence, il peut être possible (ou parfois recommandé) de déposer une demande de visa auprès de l’ambassade ou du consulat de Tanzanie. Cette option peut être pertinente si :
- Vous avez un cas particulier (long séjour, multiple entry, motif spécifique).
- Vous n’êtes pas à l’aise avec les applications en ligne.
- Vous avez besoin d’être certain de la validité de votre visa avant votre départ.
Les documents demandés sont proches de ceux du e-visa, mais la procédure implique souvent un dépôt de passeport physique ou un envoi par courrier. C’est plus contraignant, mais certains voyageurs préfèrent avoir un visa déjà collé dans leur passeport avant de monter dans l’avion.
Conseil pratique : vérifier les règles officielles selon votre nationalité
Un point essentiel : ce qui vaut pour un ressortissant de France ne vaut pas forcément pour un citoyen d’un autre pays francophone. Par exemple, un Camerounais, un Marocain ou un Suisse n’auront pas toujours les mêmes facilités de visa. Beaucoup de malentendus viennent du fait que des informations sont reprises sans préciser la nationalité de la personne concernée.
Avant de finaliser votre projet de voyage, rendez-vous sur le site officiel de l’Immigration de Tanzania et sélectionnez votre pays de passeport. Vous verrez clairement si vous êtes éligible à l’e-visa, au visa à l’arrivée ou si un visa doit impérativement être demandé avant le départ. C’est notre base de travail avant toute réservation de vol ou de safari.
Durée de séjour, extensions et règles à respecter sur place
Obtenir un visa pour la Tanzanie, c’est une chose. Savoir ce que vous avez le droit de faire – et pour combien de temps – une fois dans le pays, c’en est une autre. Les agents d’immigration sont parfois souples, mais il existe des lignes rouges à ne pas franchir si vous ne voulez pas transformer votre voyage en galère administrative.
Durée de validité et durée de séjour
Il faut bien distinguer deux éléments :
- La validité du visa : période pendant laquelle vous pouvez entrer sur le territoire (par exemple : visa valable 3 mois).
- La durée de séjour autorisée : période maximale que vous pouvez passer dans le pays à partir de votre date d’entrée (par exemple : séjour jusqu’à 90 jours).
Dans les faits, pour un visa de tourisme classique, beaucoup de voyageurs obtiennent une durée allant jusqu’à 30 ou 90 jours. Mais attention : c’est l’agent à la frontière qui décide et inscrit la durée de séjour sur le tampon. Ne partez pas du principe que « tout le monde a 90 jours ». Vérifiez toujours immédiatement le tampon dans votre passeport. Si ce n’est pas clair, demandez calmement à l’agent avant de quitter le comptoir.
Extensions de visa sur place
Si vous souhaitez prolonger votre voyage au-delà de la durée initialement accordée, il est parfois possible de demander une extension sur place, dans un bureau d’immigration en Tanzanie. Expérience terrain :
- Les procédures sont souvent lentes, avec plusieurs allers-retours.
- On vous demandera de justifier la prolongation (tourisme, visite familiale, etc.).
- Les règles changent régulièrement : ce qui est accepté une année peut ne plus l’être l’année suivante.
Conseil : si dès le départ vous savez que vous souhaitez rester longtemps (par exemple deux à trois mois complets), il est préférable d’anticiper et de voir, avant de partir, s’il existe un visa plus adapté à votre projet. L’option “je verrai sur place pour prolonger” est possible, mais ce n’est pas la plus sereine.
Sorties “techniques” du territoire
Certains voyageurs pensent contourner les limites de durée en sortant un jour en pays voisin (Kenya, Ouganda, Rwanda) pour revenir ensuite avec un nouveau visa. Cette pratique peut fonctionner, mais ce n’est pas une garantie :
- Un agent peut estimer que vous essayez de résider dans le pays sans titre approprié.
- On peut vous refuser un nouveau visa ou vous accorder une durée plus courte.
Si vous en arrivez à ce genre de stratégie pour la Tanzanie, c’est sans doute que votre projet ressemble plus à un semi-exil, un volontariat long ou un travail déguisé. Dans ces cas-là, renseignez-vous plutôt sur les permis de séjour ou de travail, au lieu de jouer avec le renouvellement permanent d’un visa touristique.
Ce qu’il ne faut absolument pas faire
Dans le quotidien de voyage, certaines situations peuvent sembler anodines mais posent problème légalement :
- Travailler pour une ONG, une lodge ou une agence locale avec un simple visa touristique.
- Donner des cours, être guide, photographe rémunéré ou prestataire freelance avec le mauvais type de visa.
- Rester au-delà de la date autorisée, même de quelques jours, en pensant que “ce n’est pas grave”.
Les autorités tanzaniennes prennent de plus en plus au sérieux les dépassements de séjour. Amendes, mise en détention administrative, interdiction de territoire : ce n’est pas de la théorie. Dans les parcs, les lodges et les bureaux d’immigration, j’ai croisé des voyageurs qui regrettaient d’avoir pris ça à la légère. Respecter les dates indiquées dans votre passeport est une priorité aussi importante que choisir votre lodge dans le Serengeti.
Santé, vaccination et assurance : les indispensables liés au visa
Beaucoup de voyageurs se concentrent sur la question purement administrative du visa pour la Tanzanie et oublient un point crucial : la santé. Or, certains éléments comme la vaccination contre la fièvre jaune ou la souscription d’une assurance ont un impact direct sur votre passage à la frontière et sur la validité de votre séjour.
Vaccination contre la fièvre jaune : quand est-elle demandée ?
La règle importante à retenir est la suivante : si vous arrivez en Tanzanie directement depuis un pays non endémique (par exemple la France), la vaccination contre la fièvre jaune n’est, en général, pas exigée. En revanche, si vous avez transité ou séjourné dans un pays à risque (beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest ou centrale, certains pays d’Amérique du Sud), un certificat de vaccination peut vous être demandé à l’arrivée.
Dans la pratique, voici ce que j’ai vu :
- À l’aéroport de Dar es Salaam, certains vols en provenance de pays d’Afrique passent systématiquement par un contrôle des carnets de vaccination.
- Sur Zanzibar, les contrôles sont plus variables, mais ils existent. Un simple transit de quelques heures dans un pays à risque peut suffire pour qu’on vous demande le certificat.
Je recommande donc, si vous faites un voyage combiné incluant un pays où la fièvre jaune est présente, de mettre à jour votre vaccination et d’avoir votre carnet international de vaccination sur vous, dans votre bagage à main, pas au fond de la valise.
Autres vaccins et précautions de santé
La Tanzanie n’exige pas légalement une longue liste de vaccins pour délivrer un visa, mais cela ne veut pas dire que vous ne devez rien faire. Avant un voyage en Tanzanie, il est fortement conseillé de consulter un centre de vaccination ou un médecin spécialisé en médecine des voyages. Les recommandations courantes incluent :
- Mise à jour des vaccins de base (DTCP, hépatite B).
- Hépatite A : souvent recommandée.
- Typhoïde : utile en cas de voyage en dehors des circuits très touristiques.
- Traitement préventif contre le paludisme si vous allez dans des zones à risque (grands parcs, zones rurales, littoral).
Les agents d’immigration ne vous demanderont pas ces preuves de vaccination (hors fièvre jaune selon les cas), mais du point de vue de notre blog de voyage et de mon expérience terrain, les négliger est une mauvaise idée. Un épisode de paludisme ou de fièvre typhoïde, et votre safari se transforme en galère hospitalière.
Assurance voyage : plus qu’un simple “bonus”
Même si elle n’est pas systématiquement exigée pour obtenir un visa pour la Tanzanie, une bonne assurance voyage est, dans les faits, indispensable. Pourquoi ?
- Les soins médicaux de qualité (hôpitaux privés, évacuations sanitaires) sont très coûteux.
- Les safaris dans les grands parcs d’Afrique impliquent parfois des évacuations en avion sanitaire vers les grandes villes, voire hors du pays.
- En cas d’accident de route ou de morsure d’animal (ça arrive), les frais montent vite.
De plus en plus de compagnies aériennes et même de pays exigent une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement, notamment dans un monde post-Covid. Pour la Tanzanie, même si ce n’est pas écrit noir sur blanc sur le timbre du visa, c’est une vraie sécurité. Imprimez votre attestation et gardez-la avec votre passeport.
Documentation de santé à garder avec le passeport
Pour voyager sereinement, regroupez dans une pochette :
- Votre passeport (valable au moins 6 mois après la date prévue de sortie de Tanzanie, avec plusieurs pages vierges).
- Votre carnet international de vaccination (surtout si fièvre jaune pertinente).
- Votre attestation d’assurance voyage.
- Une copie de vos ordonnances si vous voyagez avec des médicaments spécifiques.
Tout ce qui montre que vous êtes préparé rassure aussi les agents sur le fait que vous êtes un voyageur organisé, pas une personne venant s’installer illégalement ou mettre en danger les structures de santé locales. Dans la pratique, cela fluidifie vos interactions, que ce soit à l’arrivée ou lors de contrôles éventuels dans le pays.
Passer la frontière en Tanzanie : réalité du terrain, conseils et erreurs à éviter
Sur le papier, le passage de frontière en Tanzanie est simple : vous présentez votre passeport, votre visa (ou vous en faites la demande), vous répondez à quelques questions, et vous êtes dans le pays. Sur le terrain, surtout après plusieurs voyages et des heures passées dans des files d’attente à Dar es Salaam, Arusha et différents postes terrestres, j’ai constaté une réalité plus nuancée.
À quoi s’attendre à l’aéroport
Vous descendez de l’avion, parfois après une longue nuit de vol depuis la France ou l’Europe. L’air est chaud, humide. Les passagers se dirigent tous dans la même direction : immigration. Le déroulé typique :
- Une première file pour ceux qui ont déjà un e-visa imprimé.
- Une autre pour ceux qui demandent un visa à l’arrivée.
- Un passage par un guichet de contrôle sanitaire (parfois) pour vérifier température ou carnet de vaccination selon la situation sanitaire du moment.
Mon conseil : gardez votre calme, même si l’organisation semble approximative. Ayez votre passeport, vos documents de voyage (réservation d’hôtel, billet retour, e-visa si applicable) et votre carnet de vaccination accessibles dans une même pochette. Plus vous perdez du temps à fouiller, plus vous stressez et plus vous agacez les agents et les voyageurs derrière vous.
Questions fréquentes des agents d’immigration
Les questions standard auxquelles vous pouvez vous attendre sont :
- “How long will you stay in Tanzania?” (Combien de temps restez-vous ?)
- “Where will you stay?” (Où allez-vous loger ?)
- “What is the purpose of your visit?” (Quel est l’objet de votre visite ?)
Répondez simplement : “Tourism, safari in the national parks and then Zanzibar” par exemple. Inutile d’inventer une histoire ou de détailler toutes vos étapes. Les agents veulent vérifier que votre séjour correspond à ce que permet votre type de visa et que vous avez une idée claire de votre programme.
Les erreurs que je vois souvent
Voici quelques erreurs fréquentes que j’ai observées chez d’autres voyageurs :
- Ne pas vérifier la date de sortie autorisée sur le tampon du passeport.
- Arriver avec un passeport qui expire bientôt (moins de 6 mois restants) et se faire refuser l’embarquement ou l’entrée.
- Ne pas avoir d’adresse de séjour à présenter, ce qui donne l’impression d’un projet flou.
- Négliger la monnaie de paiement du visa à l’arrivée (ne pas avoir de dollars américains récents, propres, sans déchirure).
Un autre piège : certains voyageurs pensent qu’une simple réservation Booking annulable « au hasard » suffit comme preuve d’hébergement. En pratique, c’est souvent accepté, mais je préfère utiliser la vraie première nuit de mon voyage. Cela donne un discours plus cohérent si un agent vous pose des questions supplémentaires.
Passages de frontières terrestres
Si votre voyage en Afrique inclut un passage terrestre Kenya–Tanzanie, Zambie–Tanzanie ou Malawi–Tanzanie, attendez-vous à une atmosphère différente de celle des aéroports :
- Les infrastructures sont plus simples, parfois rudimentaires.
- Il peut y avoir des “helpers” non officiels qui vous proposent de vous aider contre de l’argent.
- Les procédures sont les mêmes sur le fond (tampon de sortie d’un pays, visa et tampon d’entrée dans l’autre), mais plus lentes.
Mon conseil ici est très clair : gardez vos papiers sur vous à tout moment, ne les confiez jamais à un intermédiaire qui se dit “agent” sans uniforme clair ni badge officiel. Prenez le temps de repérer le bureau officiel d’immigration. Posez vos questions directement à un agent derrière un comptoir officiel, même si vous devez attendre un peu plus longtemps.
Ces passages peuvent être fascinants pour ceux qui aiment voir le réel du voyage en Afrique, mais ils exigent d’être bien éveillé, surtout quand on gère en plus la fatigue, la chaleur, et des sacs lourds.
Cas particuliers : Zanzibar, safaris combinés, voyages d’affaires et volontariat
Dans les scénarios les plus fréquents, un simple visa de tourisme pour la Tanzanie vous permet de visiter à la fois le continent et Zanzibar, sans formalité particulière supplémentaire à l’arrivée sur l’île. Mais selon votre itinéraire dans les pays d’Afrique de l’Est, votre projet de voyage ou votre statut (touriste, volontaire, business), certains points méritent une attention particulière.
Zanzibar : une destination dans la destination
Zanzibar fait partie de la Tanzanie, même si l’archipel dispose d’un certain degré d’autonomie politique. Concrètement, cela signifie que :
- Si vous arrivez directement à Zanzibar depuis l’étranger, vous passerez l’immigration sur place, avec les mêmes visas que pour le continent.
- Si vous arrivez d’abord à Dar es Salaam ou Kilimandjaro, votre visa est déjà validé et vous n’avez plus de formalité migratoire en volant ensuite vers Zanzibar.
Je rencontre souvent des voyageurs persuadés qu’il existe un “visa spécial Zanzibar”. Non : c’est le même visa pour la Tanzanie dans son ensemble. Ce qui peut changer, en revanche, ce sont les contrôles sanitaires (vaccination, notamment fièvre jaune selon les provenances) qui peuvent être plus ou moins stricts à certains moments.
Safaris combinés Kenya + Tanzanie
Les grands circuits combinés Afrique de l’Est – par exemple Masai Mara au Kenya puis Serengeti en Tanzanie – sont très populaires. Dans ce cas, gardez en tête :
- Il vous faut un visa pour chaque pays, même si certains accords régionaux ou visas communs existent ponctuellement pour certains passeports.
- Votre agence locale ou notre partenaire local doit clarifier avec vous la séquence des entrées et sorties : par où vous entrez en Tanzanie, combien de jours vous y restez, par où vous en sortez.
Je vous conseille de ne jamais vous contenter d’un “ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout” sans comprendre la base : quel visa pour la Tanzanie, quel visa pour le Kenya, et comment ces visas s’articulent avec les dates de votre voyage. Demandez à votre agence un itinéraire écrit clair, avec les passages de frontières mentionnés.
Voyages d’affaires et missions professionnelles
Si vous vous rendez en Tanzanie pour :
- Une réunion professionnelle ou un court séjour business.
- Une prospection commerciale.
- Une prestation ponctuelle (consulting, formation, etc.).
Un simple visa touristique n’est, en général, pas adapté. La Tanzanie prévoit un Business Visa pour certaines missions professionnelles de courte durée. Les exigences peuvent comprendre une lettre d’invitation de l’entreprise tanzanienne, une lettre de votre employeur habituel, et parfois d’autres justificatifs.
Dans la pratique, certains voyageurs “passent” avec un visa touristique pour des réunions informelles. Mais si vous intervenez de manière plus structurée, ou si votre société est clairement partenaire d’une entité tanzanienne, il est préférable – pour rester dans les règles – de demander le bon type de visa. Les contrôles se renforcent d’année en année sur ce point, dans toute l’Afrique de l’Est.
Volontariat, humanitaire et stages
Le sujet est sensible. Beaucoup de jeunes (et moins jeunes) partent pour la Tanzanie avec l’idée de faire du volontariat dans une école, un orphelinat, un dispensaire, ou un projet de conservation animale. Sur le terrain, les situations sont très variées :
- Programmes sérieux, encadrés par des ONG reconnues, qui vous orientent vers le bon visa et les bons permis.
- Projets plus informels, voire complètement improvisés, où l’on vous dit “viens avec un visa tourisme, ça ira”.
Du point de vue légal, participer à des activités régulières, même non rémunérées, peut être considéré comme du travail ou du volontariat structuré, nécessitant un type de permis différent d’un simple visa touristique. Avant de partir, exigez de l’organisation qui vous accueille une réponse précise sur :
- Le type de visa ou permis qu’ils recommandent pour votre cas.
- Les démarches à faire avant le départ.
- Les risques en cas de contrôle des autorités.
En tant que voyageur responsable, surtout dans des contextes sensibles comme les orphelinats ou la faune sauvage, respecter les lois du pays fait partie de l’éthique du voyage.
Que votre projet soit un safari de deux semaines dans les parcs mythiques de Tanzanie ou un séjour de plusieurs mois mêlant volontariat, exploration de Zanzibar et voyages d’affaires, la clé reste la même : prendre le temps de comprendre le type de visa adapté, préparer sérieusement votre application, et rester humble face aux règles d’un pays qui vous accueille. Depuis mes premiers pas dans Tanzania jusqu’à mes derniers circuits combinés, c’est cette approche pragmatique qui m’a permis de voyager sereinement, et de consacrer mon énergie à ce qui compte vraiment : la rencontre avec les paysages, les animaux et les peuples de cette Afrique de l’Est fascinante.
