Site icon Destination Afrique – Guide du Safari en Afrique

Quels poissons observer lors d’un voyage à Zanzibar ?

Quels poissons observer lors d’un voyage à Zanzibar ?

Quels poissons observer lors d’un voyage à Zanzibar ?

Des récifs peu profonds aux eaux du large

À Zanzibar, la mer ne se résume pas à une belle couleur turquoise. Sous la surface, les récifs abritent une foule de poissons, des minuscules demoiselles aux grands prédateurs de passage. On peut en observer en plongée avec bouteille, en apnée ou parfois simplement depuis un bateau à fond de verre. La visibilité et les rencontres varient selon la saison, l’état de la mer et le site choisi : un récif n’est jamais un aquarium garanti.

L’archipel se trouve dans l’océan Indien, au large de la Tanzanie. Ses eaux chaudes et ses récifs coralliens attirent une grande diversité de poissons tropicaux. Les environs de Mnemba, Chumbe et la baie de Menai figurent parmi les secteurs connus pour la plongée et l’observation en apnée. Au nord de l’archipel, l’île de Pemba offre aussi de beaux sites, souvent plus adaptés aux plongeurs expérimentés en raison de courants parfois soutenus.

Avant de partir, gardez en tête une règle simple : la vie marine se découvre mieux quand on lui laisse de l’espace. Ne touchez ni les coraux ni les animaux, et évitez de vous tenir debout sur le récif. On profite davantage de la sortie quand on observe sans déranger.

Les poissons-perroquets, habitants bruyants du récif

Les poissons-perroquets comptent parmi les rencontres les plus faciles à faire sur les récifs de Zanzibar. Leur bec puissant leur permet de grignoter les algues qui poussent sur le corail. Ils en avalent aussi de petits fragments calcaires, qu’ils rejettent ensuite sous forme de sable. Leur activité participe donc, à sa mesure, à la formation des plages tropicales.

On les repère souvent à leurs couleurs vives, qui peuvent mêler le bleu, le vert, le rose ou le jaune. Certaines espèces changent d’apparence au fil de leur croissance : un même poisson peut ne pas avoir le même habit selon son âge ou son sexe. Pour les observer, il suffit parfois de rester immobile au-dessus d’un récif peu profond. Le bruit de leurs coups de bec peut même s’entendre sous l’eau lorsque les alentours sont calmes.

Ils ne sont pas toujours faciles à photographier. Un poisson-perroquet en train de brouter avance par petites étapes et se cache volontiers derrière les reliefs du corail. Mieux vaut ralentir et le suivre du regard plutôt que de lui foncer dessus avec son appareil.

Poissons-clowns, poissons-papillons et autres habitués colorés

Les poissons-clowns vivent dans les anémones, dont les tentacules urticants leur offrent une protection. À Zanzibar, il est possible d’en apercevoir près du récif, parfois en petit groupe. Leur nage reste généralement autour de leur abri : si vous en repérez un, prenez le temps de regarder l’anémone plutôt que de chercher à l’approcher de trop près.

Les poissons-papillons sont eux aussi très visibles. Leur corps aplati et leurs motifs contrastés permettent de les reconnaître facilement. Ils évoluent souvent par paire, en longeant les coraux à la recherche de nourriture. À côté d’eux, les poissons-anges affichent des couleurs tout aussi remarquables, mais sont parfois plus discrets. Les observer demande un peu de patience : ils se glissent entre les formations coralliennes et ne restent pas forcément en pleine eau.

Les demoiselles, plus petites, occupent souvent un territoire précis autour du récif. Elles paraissent parfois presque fluorescentes dans la lumière du matin. Les poissons-chirurgiens, eux, se déplacent en petits groupes et se distinguent notamment par leur corps souvent bleu ou jaune. Leur nom vient de l’épine tranchante située près de la queue : il ne faut donc pas essayer de les attraper, ce qui serait de toute façon une très mauvaise idée.

Balistes, murènes et poissons-lions : les rencontres à observer de loin

Le baliste est un poisson reconnaissable à sa silhouette robuste et à sa nage étonnamment précise. Certaines espèces peuvent défendre leur nid avec vigueur, en particulier pendant la période de reproduction. Si un baliste vous suit ou semble vous barrer le passage, ne cherchez pas à vous en approcher : éloignez-vous calmement, de préférence à l’horizontale plutôt qu’en remontant tout droit vers la surface.

Dans les fissures et les cavités du récif, vous pourrez aussi apercevoir une murène. Elle garde souvent la tête dehors, la bouche entrouverte, ce qui peut donner l’impression qu’elle menace les nageurs. En réalité, elle ventile ainsi ses branchies. Elle reste toutefois un animal sauvage : ne mettez jamais la main dans une anfractuosité et ne tentez pas de la nourrir.

Le poisson-lion, avec ses longues nageoires en éventail, est l’un des plus beaux habitants du récif. Ses épines sont venimeuses, même s’il n’attaque pas les nageurs. Admirez-le sans le toucher et gardez une distance suffisante, notamment lors d’une plongée dans une zone de rochers ou de coraux. Le poisson-pierre, beaucoup plus difficile à repérer, se camoufle sur le fond. C’est une bonne raison de ne pas marcher dans l’eau sur un récif et de porter des chaussures d’eau uniquement là où elles sont autorisées et réellement utiles.

Mérous et napoléons : les silhouettes qui imposent le respect

Les mérous fréquentent les récifs et les zones rocheuses. Certains restent près des abris, tandis que d’autres patrouillent en eau libre. Leur taille varie selon l’espèce et l’âge, mais leur allure massive les rend faciles à distinguer des poissons plus petits. Une rencontre avec un grand mérou est souvent brève : il passe, observe les alentours et disparaît dans une cavité.

Le napoléon, aussi appelé labre géant, est l’un des poissons les plus impressionnants de l’océan Indien. Il se reconnaît à sa taille, à ses lèvres épaisses et à la bosse qui se développe sur le front des adultes. Il n’est pas visible à chaque sortie et il ne faut pas compter sur une rencontre systématique. Si vous en observez un, ne le poursuivez pas : une approche tranquille augmente les chances de le regarder quelques instants sans le faire fuir.

Barracudas, carangues et poissons du large

En quittant les récifs, les chances de croiser des poissons nageant en pleine eau augmentent. Les barracudas ont un corps allongé et une mâchoire garnie de dents acérées. Ils peuvent rester immobiles dans le courant ou se déplacer en groupe. Leur apparence impressionne, mais les incidents avec les nageurs sont rares. Évitez tout de même les bijoux brillants et ne transportez pas de nourriture dans l’eau : il n’y a aucune bonne raison d’attirer les poissons à soi.

Les carangues, rapides et puissantes, chassent parfois en bancs. On peut également rencontrer des thons au large, mais ces observations dépendent beaucoup du lieu et des conditions. Les sorties en bateau qui s’éloignent des côtes offrent des possibilités différentes de celles d’une séance d’apnée sur un récif. Elles ne garantissent cependant pas la présence de grands poissons : la mer reste imprévisible.

Des raies peuvent aussi traverser les eaux de l’archipel. Elles glissent au-dessus du fond avec une aisance remarquable et se fondent parfois dans le sable lorsqu’elles s’y reposent. Observez-les sans tenter de les toucher ni de les bloquer contre le fond. Certaines possèdent un aiguillon défensif, et garder ses distances profite à tout le monde.

Et les requins-baleines ?

Le requin-baleine est le plus grand poisson du monde. Malgré son nom et sa taille, il se nourrit principalement de plancton et ne représente pas une menace pour les nageurs. Il est souvent associé aux sorties d’observation dans l’archipel voisin de Mafia, au sud de Zanzibar, plutôt qu’aux récifs de l’île d’Unguja. Les rencontres dépendent de la saison et des conditions : elles ne sont jamais assurées.

Si une excursion vous promet une observation, vérifiez son emplacement exact et sa politique de respect des animaux. Un opérateur sérieux ne poursuit pas le requin, ne le touche pas et ne pousse pas les nageurs à l’encercler. Il doit aussi expliquer les règles avant la mise à l’eau. Une rencontre réussie est une rencontre où l’animal peut continuer sa route sans être harcelé.

Où observer les poissons à Zanzibar ?

Le site à choisir dépend de votre niveau, de votre lieu de séjour et de l’état de la mer. Mnemba est particulièrement connu pour les sorties en apnée et la plongée autour des récifs. Chumbe, dans une aire marine protégée, met l’accent sur la préservation de l’environnement. La baie de Menai, au sud-ouest d’Unguja, permet également des excursions en bateau et des sorties de découverte. Autour de Pemba, certains sites attirent les plongeurs en quête de récifs plus profonds et de courants plus marqués.

Pour une première sortie, demandez à votre hébergement ou à un centre de plongée quelles conditions sont prévues le jour même. Un site réputé peut être moins intéressant si la mer est agitée ou si la visibilité est mauvaise. À l’inverse, une sortie simple près du rivage peut réserver de belles observations si le récif est en bonne santé et que l’on prend le temps de regarder.

Quelques gestes pour protéger le récif

Les coraux sont des organismes vivants, pas des rochers décoratifs. Un contact de palme peut les casser, et la crème solaire peut contribuer à dégrader le milieu marin. Choisissez, si possible, une protection solaire respectueuse des écosystèmes, couvrez-vous avec un vêtement anti-UV et suivez les consignes locales. Ne ramassez pas de coquillages et ne rapportez pas de fragments de corail : ils ont leur place dans la mer.

Enfin, méfiez-vous des sorties qui proposent de nourrir ou de toucher les poissons pour obtenir une photo. Cela modifie leur comportement et peut les mettre en danger. Les plus belles observations ne sont pas toujours les plus proches. Un banc de poissons qui traverse tranquillement le récif, une murène à demi cachée ou un poisson-perroquet occupé à se nourrir : à Zanzibar, le spectacle se trouve souvent dans les détails.

Quitter la version mobile