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Les coulisses des safaris : comment les saisons transforment votre expérience quand partir en Tanzanie pour un safari

Image pour quand partir en tanzanie pour un safari

Image pour quand partir en tanzanie pour un safari

Je me souviens encore de ma première arrivée en Tanzanie en pleine saison des pluies. Le pilote avait prévenu : « Ça va secouer un peu à l’atterrissage ». En regardant par le hublot, je voyais des pistes détrempées, des éclairs qui zébraient l’horizon et, au loin, un groupe de girafes figées sous l’averse. Ce jour-là, j’ai compris que le même safari, au même endroit, pouvait être totalement différent selon la saison. Ce n’est pas juste une question de météo : les saisons en Tanzanie transforment littéralement l’ambiance, les animaux que vous verrez, la lumière pour les photos, les prix, et même votre niveau de fatigue.

Dans cet article, je vais vous emmener dans les coulisses des safaris tanzaniens, saison par saison, en vous expliquant concrètement ce que vous pouvez attendre à chaque période de l’année. L’objectif : vous aider à choisir non pas « la meilleure saison » en théorie, mais celle qui correspond vraiment à votre façon de voyager.

Comprendre les grandes saisons de safari en Tanzanie

La Tanzanie n’a pas quatre saisons bien tranchées comme en Europe. Ici, on parle surtout de saison sèche, de petites et de grandes pluies. Chaque cycle influence le comportement des animaux, l’accessibilité des pistes et le ressenti sur le terrain.

La grande saison sèche (juin à octobre)

C’est la période que les agences mettent le plus en avant, et ce n’est pas un hasard. De juin à octobre, la pluie se fait discrète. L’herbe jaunit, les points d’eau se font rares et les animaux se concentrent autour des rares rivières et mares encore remplies. Pour un safari, cela change tout.

Inconvénient : tout le monde a entendu parler de cette « meilleure saison ». Résultat : plus de monde dans les parcs phares (Serengeti, Ngorongoro, Tarangire), des prix à la hausse et parfois une impression de suivre un convoi de 4×4, surtout autour des félins.

La petite saison des pluies (novembre – début décembre)

Elle est souvent sous-estimée. En réalité, c’est l’une de mes périodes préférées. Les pluies commencent à revenir, mais de façon irrégulière, souvent sous forme d’averses intenses en fin de journée.

Il faut accepter un peu d’imprévu : une piste peut devenir boueuse, un gué impraticable pendant quelques heures après une grosse averse. C’est le genre de situation où l’on attend, moteur coupé, en discutant avec le guide pendant que la pluie martèle le toit. Ce sont des moments qui marquent autant que l’observation des animaux.

La grande saison des pluies (mars à mai)

C’est la période que beaucoup de voyageurs évitent, à tort ou à raison. Objectivement, elle est plus exigeante.

Mais il y a aussi des récompenses : des paysages d’un vert irréel, des points d’eau pleins à ras bord, des oiseaux par milliers, souvent en plumage nuptial. On ne vit pas le même safari, on ne le photographie pas de la même façon, on ne le raconte pas pareil au retour.

La petite saison sèche (janvier – février)

Entre les pluies de novembre-décembre et celles de mars-mai, on observe souvent un répit : la petite saison sèche. C’est une période charnière, très intéressante, notamment pour la Grande Migration dans le sud du Serengeti et la zone de Ndutu.

C’est une saison que je recommande volontiers à ceux qui veulent voir la savane pleine de jeunes animaux, avec une ambiance moins aride que celle de juillet-août, tout en évitant les pires épisodes de pluie.

Ce que chaque saison change concrètement dans votre safari

Les brochures parlent souvent de « meilleure saison pour voir les animaux ». Sur le terrain, c’est plus nuancé. La vraie question, c’est : « Quelle expérience vous cherchez ? ». Voici, saison par saison, ce qui va réellement changer dans votre quotidien de voyageur.

La densité d’animaux visibles

En saison sèche, tout est plus concentré. Au bord des rivières du Tarangire, par exemple, j’ai déjà compté plus d’une centaine d’éléphants en quelques heures, simplement en restant immobile à un bon point de vue. L’eau dicte les mouvements, et donc vos chances de rencontres.

En saison des pluies, les animaux se dispersent largement, car de petits points d’eau apparaissent un peu partout. Vous verrez peut-être moins de densité au même endroit, mais davantage de scènes plus « naturelles » : une lionne qui boit dans une flaque improvisée, un groupe de buffles traversant un marais fraîchement formé, une girafe qui broute au milieu d’un océan de vert presque fluorescent.

Le rythme de vos journées

En saison sèche, la chaleur de l’après-midi peut être écrasante, surtout dans des zones comme le parc de Ruaha ou le Selous. Votre journée se cale alors sur les moments frais : lever aux aurores, retour en milieu de matinée, sieste ou repos, puis à nouveau départ vers 16h.

Pendant la saison des pluies, les températures peuvent être plus supportables, mais c’est la pluie qui dicte le tempo. Il m’est arrivé de me retrouver coincé sous un orage en plein milieu d’une piste du Serengeti, à attendre que le niveau d’un petit cours d’eau baisse. Le safari devient un peu plus imprévisible, mais aussi plus vivant : on s’adapte, on réajuste, on improvise avec le guide.

L’ambiance dans les parcs et la sensation de solitude

Ce point-là est très rarement abordé dans les catalogues, mais il change beaucoup votre ressenti. Lors d’un lever de soleil sur le cratère du Ngorongoro en haute saison, j’ai compté plus de trente véhicules dans un même champ de vision autour d’un rhinocéros noir. On voit l’animal, oui. Mais on voit aussi le tourisme de masse.

En revanche, en intersaison ou en saison des pluies, il m’est arrivé d’être seul face à une scène de chasse dans le Serengeti central, sans aucune radio qui crépite, sans nuée de 4×4 qui débarque. Si vous cherchez une expérience plus intime, acceptez un peu plus de pluie, plus de boue, et jouez avec les saisons.

Le type de lumière et de paysages pour la photo

Pour la photo, les saisons transforment littéralement la Tanzanie :

Si votre objectif principal est la photo, posez-vous la question : préférez-vous des scènes spectaculaires, poussiéreuses, typiques des reportages animaliers, ou des ambiances plus dramatiques, plus contrastées, avec des ciels menaçants et des savanes vert émeraude ?

Quand partir en Tanzanie en fonction des régions et des parcs

La Tanzanie est vaste. Entre les plaines du Serengeti, les marais de Tarangire, les lacs alcalins de Manyara et les parcs du Sud comme Ruaha ou Nyerere (ex-Selous), la météo et les mouvements d’animaux ne sont pas strictement identiques. Je vais vous donner ici une vue d’ensemble, mais si vous préparez un itinéraire précis, je vous conseille aussi de consulter
notre dossier complet pour bien choisir quand partir en Tanzanie pour un safari afin de recouper les informations par mois.

Serengeti et Ngorongoro : le cœur battant du safari tanzanien

Ces deux noms reviennent dans presque tous les itinéraires, et pour cause : on y trouve une densité animale et une diversité de scènes difficilement égalables.

Sur le terrain, suivre la Migration, ce n’est pas une science exacte. D’année en année, les pluies varient, les troupeaux s’adaptent. Il m’est arrivé d’arriver « en retard » sur une zone annoncée comme idéale sur le papier. C’est là que l’expérience du guide local fait la différence.

Tarangire, Manyara et les parcs du Nord plus discrets

Tarangire est souvent sous-coté dans les itinéraires rapides, alors qu’il offre certains des plus beaux paysages de Tanzanie avec ses baobabs massifs et ses rivières sinueuses.

Les parcs du Sud : Ruaha et Nyerere (Selous)

Si vous cherchez des safaris plus sauvages, moins fréquentés, c’est ici que je vous conseille de regarder. L’accès est souvent plus cher (vols intérieurs obligatoires), mais l’expérience est radicalement différente.

Dans ces parcs, j’ai souvent eu le sentiment de retrouver une Afrique plus brute, moins organisée pour les grands groupes. On roule plus longtemps sans croiser personne, on écoute davantage les bruits de la brousse que les radios des autres véhicules.

Adapter votre projet de safari à votre profil de voyageur

Maintenant que les grandes lignes des saisons sont posées, la vraie question reste : qu’est-ce qui compte pour vous ? Voici quelques profils que j’ai souvent croisés sur la route, et comment je les conseille en général.

Vous rêvez de « tout voir » en peu de temps

Vous avez une dizaine de jours, un budget correct, et vous voulez maximiser vos chances de voir les Big Five, la Grande Migration, des scènes de chasse si possible. Je vous oriente souvent vers la grande saison sèche, ou l’intersaison autour de juin et début novembre.

Vous cherchez une expérience plus intime, quitte à prendre des risques météo

Vous supportez l’idée de rouler dans la boue, d’ajuster votre programme au jour le jour, pour avoir en échange des parcs plus vides et des ambiances uniques.

Personnellement, c’est pendant ces périodes que j’ai vécu certains de mes plus beaux moments de safari : un léopard seul dans un acacia sous un ciel d’orage noir, un groupe de lions jouant avec leurs petits sur une herbe d’un vert presque fluorescent, et personne d’autre à l’horizon pour partager la scène.

Vous voyagez en famille avec des enfants

Avec des enfants, la logistique compte encore plus : journées pas trop longues, températures supportables, pistes pas trop chaotiques, risques sanitaires limités.

Votre priorité, c’est la photo

Pour la photo, je vous conseille de réfléchir en termes de lumière et d’ambiance, plus qu’en termes de « meilleure saison ».

N’oubliez pas que chaque saison vous oblige à adapter votre manière de photographier : jouer avec la poussière ou avec les reflets dans les flaques, composer avec un ciel brûlant ou des nuages épais. C’est aussi ça, la richesse d’un safari en Tanzanie : ce n’est jamais exactement le même pays d’un mois à l’autre.

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