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Erreurs courantes à éviter pour changer son argent à Zanzibar sans se faire piéger

Zanzibar a la réputation d’être une île douce et nonchalante, mais dès qu’il s’agit de changer de l’argent, l’ambiance se durcit. Entre les bureaux de change informels, les taux fantaisistes et les petites commissions qu’on vous glisse sans prévenir, il suffit d’un peu de fatigue après le vol pour se faire avoir. Lors de mon premier séjour sur l’archipel, j’ai perdu l’équivalent de plusieurs nuits en guesthouse juste parce que je n’avais pas pris le temps de comprendre comment fonctionnait vraiment le change sur place.

Voyageant régulièrement entre la Tanzanie continentale, le Kenya, la Zambie ou la Namibie, je vois toujours les mêmes pièges se répéter. À Zanzibar, ils sont simplement plus concentrés, car tout ou presque tourne autour du tourisme. Voici les erreurs les plus courantes à éviter pour changer son argent sur l’île sans se faire piéger, avec des exemples concrets tirés du terrain.

Ne pas préparer son change avant d’arriver à Zanzibar

Arriver sans argent liquide ou sans stratégie

Beaucoup de voyageurs débarquent à Zanzibar avec uniquement leur carte bancaire en poche, en se disant qu’ils retireront directement au premier distributeur. Sur le papier, l’idée semble raisonnable. Dans la réalité, c’est le combo parfait pour payer trop cher dès les premières minutes sur l’île.

Arriver sans le moindre dollar ou euro en poche, c’est vous mettre en situation de faiblesse, exactement quand vous êtes fatigué, pressé, et peu lucide sur les taux de change.

Sous-estimer l’importance des monnaies utiles

À Zanzibar, trois monnaies circulent réellement dans le quotidien du voyageur :

L’erreur fréquente, c’est de n’amener que des euros en pensant tout jouer sur place. Le problème : les taux de change pour l’euro sont souvent moins intéressants que pour le dollar. En pratique, je conseille d’arriver avec :

Ne pas anticiper cette combinaison, c’est accepter d’être pris au piège des taux défavorables au dernier moment.

Changer son argent au mauvais endroit

Faire son change à l’aéroport sans réfléchir

L’une des erreurs les plus classiques à Zanzibar : se jeter sur le premier bureau de change juste après la récupération des bagages, “pour régler ça vite fait”. C’est exactement ce qui m’est arrivé à mon tout premier voyage en Tanzanie.

Problèmes typiques des bureaux de change d’aéroport :

La bonne approche, si vous atterrissez à Zanzibar :

Faire confiance aux “changeurs de rue”

Autre piège redoutable : les hommes qui vous abordent dans la rue, surtout autour du vieux centre de Stone Town ou près des zones très touristiques de la côte, en chuchotant “change money, best rate my friend”.

Sur le moment, ils affichent souvent un taux légèrement plus généreux que les bureaux officiels. En réalité, les risques sont énormes :

Quelques indices pour repérer une situation à fuir :

Dans la plupart des pays d’Afrique de l’Est que je traverse, les “changeurs de rue” sont rarement votre allié. À Zanzibar, avec la forte pression touristique, c’est encore plus vrai.

Se contenter du bureau de change de l’hôtel

Certains hôtels ou lodges proposent un service de change sur place. Pratique, surtout en bord de mer, quand le premier ATM est à 30 minutes de route. Mais là encore, il faut garder en tête que cette commodité a un prix.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais utiliser le change à l’hôtel. Je l’utilise parfois pour compléter mon cash avant un long trajet ou une excursion. Mais je ne le considère jamais comme ma source principale de shillings.

Ignorer le taux de change réel et les petits frais cachés

Ne pas vérifier le taux du jour avant de changer

Changer son argent sans avoir au moins une idée du taux officiel, c’est accepter de jouer une partie dont on ne connaît pas les règles. Avant chaque départ, que ce soit pour Zanzibar, la Namibie ou le Botswana, je fais systématiquement ces deux choses :

À Zanzibar, beaucoup de bureaux vont afficher leur propre taux, souvent arrondi à leur avantage. Si vous arrivez sans repère, vous avez l’impression que tout est normal. Avec quelques chiffres en tête, vous savez immédiatement si vous perdez 2 %, 5 % ou 10 % dans l’opération.

Accepter des “frais de service” sans broncher

Certains bureaux de change ou hôtels appliquent des frais de transaction additionnels, parfois indiqués en tout petit, parfois même pas du tout. On retrouve souvent :

Mon réflexe, ancré au fil des voyages :

Ce simple réflexe m’a évité des dizaines d’euros envolés en Tanzanie, au Kenya, et bien sûr à Zanzibar.

Se laisser piéger par la conversion dynamique (DCC)

C’est un piège plus sournois, lié cette fois-ci à l’usage de la carte bancaire. Quand vous payez par carte dans certains hôtels, restaurants ou boutiques de Zanzibar, le terminal vous propose parfois de payer :

Cette option, présentée comme un service, s’appelle la « Dynamic Currency Conversion » (DCC). Elle est presque toujours défavorable au voyageur, car :

Mon principe : toujours choisir de payer dans la monnaie locale, ici le shilling tanzanien, même si le commerçant insiste pour “vous aider” en affichant un montant en euros.

Mal gérer le mix entre cash, carte et dollars

Tout payer en dollars sans réfléchir

Beaucoup de voyageurs, surtout ceux qui ne sortent pas des zones touristiques de la côte, finissent par tout régler en dollars US : nuitées, excursions, repas, même les taxis. C’est confortable, mais rarement optimal.

Ce que j’applique sur le terrain à Zanzibar :

Cette simple séparation permet souvent de lisser le budget sur plusieurs jours de voyage.

Ne pas anticiper les limites et frais des distributeurs

Retirer de l’argent à un ATM semble anodin, mais à Zanzibar comme dans d’autres pays d’Afrique, il y a quelques détails à surveiller :

Pour ne pas me faire avoir :

Garder trop de cash en fin de séjour

Dernière erreur fréquente : changer une grosse somme au début du séjour “pour être tranquille”, puis se retrouver avec une pile de shillings sur les bras la veille du départ. Les bureaux de change acceptent parfois de reconvertir vos TZS en dollars ou euros, mais :

Ma méthode est plus progressive :

Cette gestion fine évite de “brader” vos derniers shillings dans un bureau aux taux carnivores à l’aéroport.

Manquer de vigilance au moment de la transaction

Ne pas recompter les billets devant le guichet

Qu’on soit à Zanzibar, à Lusaka ou à Windhoek, la règle est la même : on recompte toujours l’argent qu’on nous remet, immédiatement, devant la personne. Pourtant, beaucoup de voyageurs n’osent pas, par gêne ou par peur de paraître méfiants.

À Zanzibar, j’ai vu plusieurs fois la même scène :

Et réalise plus tard qu’il manque 10 000 ou 20 000 TZS dans le lot. Impossible alors de prouver quoi que ce soit.

Mon rituel est systématique :

La plupart du temps, l’erreur est “corrigée” immédiatement, sans discussion.

Accepter des billets douteux

À Zanzibar, comme ailleurs, les billets trop abîmés ou trop anciens peuvent poser problème. Certains commerçants les refusent, notamment pour les grosses coupures en dollars. De mon côté, je fais très attention :

En Afrique australe comme en Afrique de l’Est, ces détails évitent des discussions inutiles au moment de payer un lodge, un chauffeur ou un guide.

Manquer d’informations globales sur le change à Zanzibar

Changer de l’argent à Zanzibar ne se résume pas à trouver le “meilleur taux”. C’est un équilibre entre sécurité, souplesse, et anticipation. J’ai rassemblé, au fil de mes séjours, une méthode plus complète pour gérer tout ça : combiner intelligemment dollars, cartes, shillings locaux, et choix de bureaux fiables.

Pour aller plus loin et structurer votre stratégie de change sur place, je détaille toutes ces étapes, avec des exemples concrets de lieux et de situations rencontrées, dans notre article spécialisé pour changer votre argent à Zanzibar sans risques inutiles. Cela vous permettra d’aborder votre arrivée sur l’île avec une vision claire, sans improvisation coûteuse.

Sur un voyage en Afrique, qu’il s’agisse d’un safari en Tanzanie, d’un road trip en Namibie ou d’un séjour sur les plages de Zanzibar, la gestion de l’argent n’est jamais anecdotique. Ce n’est pas la partie la plus glamour du voyage, mais c’est souvent elle qui fait la différence entre un séjour fluide et une succession de frustrations. À Zanzibar, les pièges sont bien là, omniprésents, mais avec un peu de préparation et une vigilance lucide, ils cessent d’être une menace pour devenir de simples détails à gérer.

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