Dar e salaam guide voyage incontournables

Dar es Salaam, ce nom que l’on voit souvent réduit à une simple étape sur un itinéraire vers Zanzibar ou les grands parcs de Tanzanie, mérite à lui seul un vrai temps d’arrêt. La première fois que je suis arrivé dans cette ville portuaire, je m’attendais à un chaos anonyme, une grande métropole sans âme dans laquelle on ne fait que transiter. À la place, j’ai découvert un patchwork vivant : un front de mer animé, des marchés débordant d’odeurs de poissons grillés, des ferries bringuebalants, des plages de sable blanc à quelques kilomètres seulement du centre, et une mosaïque de peuples qui résume à elle seule la côte swahilie. Dar es Salaam – ou Dar, comme tout le monde la surnomme – n’est plus seulement un arrêt technique sur la route d’un safari, elle devient un terrain de jeu urbain pour voyageurs curieux. Consultez notre guide complet sur Dar es Salaam.

Dans cet article, je vais vous raconter Dar es Salaam comme je l’ai vécue : sans fioritures, avec ses embouteillages interminables, sa chaleur moite qui colle à la peau, mais aussi ses fins d’après-midi sur l’Océan Indien, ses brochettes de mishkaki au coin des rues, ses dala-dala bondés et la gentillesse désarmante de ses habitants. L’idée n’est pas de vous vendre un rêve aseptisé, mais de vous donner tous les éléments concrets pour décider comment intégrer cette ville dans votre voyage en Tanzanie : où dormir, quels quartiers privilégier, comment circuler, que faire si vous avez 24 heures, 3 jours ou davantage, et comment profiter du littoral sans vous faire piéger par des infos floues ou obsolètes.

Dar es Salaam n’a rien d’un musée à ciel ouvert soigneusement restauré. C’est une grande ville africaine en mouvement, parfois déroutante, souvent bruyante, toujours vivante. Entre les mosquées d’inspiration omanaise, les immeubles modernes en verre, les petits restaurants swahilis et les centres commerciaux climatisés, on sent en permanence l’entrechoc des influences indiennes, arabes et africaines. C’est aussi une porte d’entrée stratégique vers plusieurs expériences majeures : l’archipel de Zanzibar, le parc national de Mikumi, le Selous (aujourd’hui Nyerere National Park), ou encore les réserves côtières moins connues. Si vous aimez comprendre le contexte d’un pays au lieu de simplement en consommer les spots « carte postale », cette ville est un passage quasiment obligé.

Je vais donc vous emmener dans les quartiers où je me suis le plus promené, détailler comment organiser vos journées (et vos soirées), parler honnêtement de sécurité, de budget, de transports, et vous donner des repères précis pour profiter de Dar es Salaam sans perdre de temps ni énergie. On va aussi parler plages, car oui, on peut déjà se baigner à Dar sans attendre d’être à Zanzibar, à condition de savoir où aller et à quels moments. Et puisque mon blog est pensé pour ceux qui combinent souvent safari et littoral, je vous expliquerai comment articuler efficacement cette ville avec les grands parcs nationaux du sud de la Tanzanie.

Comprendre Dar es Salaam : une ville-carrefour en constante mutation

Dar es Salaam n’est pas la capitale politique de la Tanzanie (ce rôle revient à Dodoma), mais elle est indiscutablement le cœur économique, démographique et culturel du pays. Située sur la côte est, face à l’Océan Indien, la ville s’est développée à partir d’un ancien village de pêcheurs pour devenir aujourd’hui une mégalopole de plus de 6 millions d’habitants, en expansion rapide. Quand on débarque, on ressent tout de suite cette poussée : des immeubles en construction partout, des axes routiers saturés, et une urbanisation qui semble déborder dans toutes les directions.

Historiquement, Dar es Salaam (qu’on orthographie parfois « salam » dans certains documents anciens, en référence à « Dār as-Salām », la « maison de la paix ») a été marquée par les influences arabes, allemandes puis britanniques. Ces strates se lisent encore dans l’urbanisme : quartier administratif avec bâtiments coloniaux un peu fatigués, petites maisons swahilies aux portes sculptées, mosquées blanches près du front de mer, et tours modernes qui abritent banques, compagnies maritimes et hôtels de standing. Cette diversité rend la ville difficile à résumer, mais très intéressante à arpenter.

Dar es Salaam s’organise autour de quelques grands pôles. Le centre historique, souvent appelé « City Center » ou Kariakoo pour le quartier commerçant, constitue le cœur ancien : marchés densément peuplés, gares routières pour les bus interurbains, ferries, bâtiments administratifs. À l’est, le front de mer donne sur le port et sur le départ du ferry vers Zanzibar. À mesure que l’on s’éloigne vers le nord (Msasani, Masaki, Oyster Bay), on découvre des quartiers plus résidentiels, plus verts, avec des ambassades, des villas et des restaurants fréquentés par la classe moyenne supérieure tanzanienne et les expatriés. À l’ouest et au sud, la ville s’étend encore, avec des zones industrielles et des quartiers populaires qui n’ont pas grand-chose à voir avec les cartes postales.

Pour un voyageur, comprendre cette géographie urbaine permet de mieux organiser ses journées et de choisir son hébergement. Si votre temps est limité et que vous êtes surtout de passage pour attraper un vol ou un ferry, loger près du centre ou du port peut être pertinent. Mais si vous voulez respirer un peu, profiter des plages et de soirées plus détendues, les quartiers de la péninsule (Msasani, Masaki) sont nettement plus agréables, même si les prix y sont plus élevés. La ville est grande, les embouteillages sont redoutables : penser ses déplacements en amont n’est pas un luxe, c’est une condition pour ne pas passer ses journées dans le trafic.

Ce qui frappe à Dar es Salaam, c’est la cohabitation de plusieurs vitesses économiques. Dans le même périmètre, vous pouvez croiser un vendeur de rue poussant son chariot de noix de cajou, un employé en costume sortant d’une tour climatisée, puis une famille qui attend un dala-dala sur le bord d’une quatre-voies poussiéreuse. Loin d’être une anomalie, cette juxtaposition fait partie de l’identité de la ville. Pour vous, voyageur, cela signifie qu’il faut savoir modifier vos attentes : ne pas chercher une harmonie visuelle parfaite, mais accepter le côté brut, parfois chaotique, et s’y adapter.

Enfin, Dar es Salaam est un miroir de la Tanzanie contemporaine : jeune, en croissance, traversée par des tensions (urbanisation, inégalités, pression sur les infrastructures) mais aussi portée par une énergie très palpable. Ce n’est pas toujours confortable, mais si vous aimez les lieux qui bougent, vous ne vous ennuierez pas.

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Quartiers, ambiances et itinéraires urbains : où aller et que voir

La meilleure façon d’aborder Dar es Salaam, c’est de découper la ville en zones d’exploration plutôt que d’essayer d’en faire le tour en une journée. Chaque quartier a son ambiance, ses avantages et ses limites. Je vais vous détailler les principaux secteurs pour vous aider à construire des itinéraires adaptés à votre temps sur place.

Le centre-ville et Kariakoo : le cœur populaire

Le centre historique est le point d’entrée logique pour une première prise de contact. Autour du port et des anciennes rues coloniales, la ville montre son visage le plus dense. Ici, tout est en mouvement : marchands ambulants, taxis, bus, bateaux. La zone de Kariakoo, plus à l’intérieur, est un immense quartier commerçant où l’on trouve de tout, du textile aux pièces détachées. C’est bruyant, encombré, parfois épuisant, mais si vous voulez sentir le rythme de la vie urbaine tanzanienne, c’est un passage obligé.

Pour une promenade cadrée, je recommande de partir du bord de mer, près de l’ancien quartier administratif, et de remonter progressivement vers Kariakoo. Vous croiserez des marchés de rue, des boutiques indiennes, des mosquées, ainsi que quelques bâtiments d’époque allemande ou britannique. Ce n’est pas une zone « carte postale » classique, mais c’est là que la ville vit intensément. Gardez vos affaires près de vous, sans paranoïa mais avec bon sens : comme dans toute grande ville, les pickpockets profitent des foules compactes.

Msasani, Masaki et Oyster Bay : la péninsule plus tranquille

Au nord du centre, la péninsule de Msasani est le visage « détente » de Dar es Salaam. Ici, la densité baisse légèrement, les arbres réapparaissent et les maisons sont plus espacées. Les quartiers de Masaki et Msasani accueillent une bonne partie des ambassades, des ONG, ainsi que des cafés, bars et restaurants prisés. C’est aussi dans cette zone que l’on trouve certaines des meilleures options d’hébergement pour un séjour un peu confortable, avec des hôtels en bord de mer et des guesthouses au calme.

Si vous ne deviez passer qu’une soirée à Dar, je vous conseillerais de la vivre sur cette péninsule : marcher le long de la corniche d’Oyster Bay, vous arrêter pour un jus de canne à sucre ou une bière bien fraîche, puis dîner dans un restaurant en hauteur avec vue sur l’océan. Ces quartiers ne sont pas représentatifs de toute la ville, mais ils offrent un contrepoint agréable au tumulte du centre. C’est là que vous verrez aussi une partie de la classe moyenne tanzanienne profiter de ses loisirs, notamment le week-end.

Marché aux poissons de Kivukoni et front de mer

Pour moi, un des lieux les plus marquants de Dar es Salaam reste le marché aux poissons de Kivukoni. Situé près du port, ce marché déborde d’activité dès les premières heures du jour : arrivage de bateaux de pêche, enchères improvisées, filets étalés à même le sol, odeurs puissantes de mer, de sel et de poissons grillés. C’est brut, parfois un peu rude, mais extrêmement photogénique (demandez toujours avant de photographier les personnes, certains peuvent refuser).

Vous pouvez combiner cette visite avec une balade sur le front de mer, en observant les ferries et les boutres qui vont et viennent. Le contraste entre les bateaux traditionnels et les navires modernes de fret est saisissant, rappelant la place stratégique de Dar es Salaam dans l’économie de la Tanzanie.

Itinéraires rapides selon votre temps

  • 24 heures à Dar es Salaam : matin au marché de Kivukoni, balade dans le centre, déjeuner swahili, puis transfert vers Msasani pour coucher de soleil sur la péninsule.

  • 2 à 3 jours : ajoutez une journée plus tranquille sur la péninsule, découverte de quelques plages, et éventuellement une escapade sur l’île de Bongoyo.

  • Stop technique avant/Après un safari : choisissez un hébergement pratique (près du ferry, de l’aéroport ou dans un quartier calme), reposez-vous, et limitez-vous à un ou deux quartiers clés pour ne pas vous épuiser.

La clé, dans tous les cas, est de ne pas sous-estimer les distances ni la circulation. Prévoyez large entre chaque déplacement, et acceptez que la ville vous impose parfois son propre tempo.

Préparer son séjour à Dar es Salaam : transports, sécurité, budget et pratiques locales

Dar es Salaam n’est pas une destination compliquée en soi, mais c’est une grande ville d’Afrique de l’Est : sans préparation minimale, vous pouvez rapidement perdre du temps, de l’argent, ou vous mettre dans des situations inconfortables. Ici, je vous partage ma manière de préparer un séjour dans cette ville, avec les points clés à anticiper.

Arriver et se déplacer dans la ville

Vous arriverez probablement par l’aéroport international Julius Nyerere. À la sortie, plusieurs options s’offrent à vous :

  • Taxis officiels : ils sont plus chers que les transports locaux, mais restent la solution la plus simple après un vol long courrier. Négociez toujours le prix avant de monter, ou demandez à votre hébergement de vous envoyer un chauffeur de confiance.

  • Applications type Uber/Bolt : elles sont de plus en plus utilisées à Dar es Salaam. Si votre carte SIM est déjà activée, c’est une option pratique et souvent moins coûteuse, avec un tarif connu à l’avance.

  • Dala-dala et bus locaux : très bon marché, mais bondés, lents et peu pratiques avec des bagages. À réserver aux voyageurs vraiment à l’aise avec la logistique africaine et qui ont du temps.

Dans la ville, privilégiez les taxis ou les VTC pour les trajets inter-quartiers, surtout la nuit. Marcher en journée est possible dans certains secteurs (péninsule, centre historique), mais les distances sont vite importantes et la chaleur peut être éprouvante. Le réseau routier principal est correct, mais les embouteillages sont fréquents, en particulier aux heures de pointe. Anticipez large pour les trajets vers le port ou l’aéroport.

Sécurité : réalités et précautions

La question de la sécurité revient toujours quand on parle de Dar es Salaam. De mon point de vue, la ville est globalement gérable pour un voyageur prudent, mais il faut respecter quelques règles simples :

  • Évitez d’exhiber objets de valeur (gros appareils photo, bijoux, grosses liasses de billets) dans les zones très fréquentées comme Kariakoo.

  • Privilégiez les taxis ou VTC la nuit, surtout si vous ne connaissez pas encore bien le quartier.

  • Gardez votre sac devant vous dans les marchés et transports bondés.

  • Renseignez-vous auprès de votre hébergement sur les zones à éviter après la tombée de la nuit, cela peut modifier légèrement votre plan.

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Les agressions violentes contre les touristes restent relativement rares, mais les vols à l’arraché existent. L’idée n’est pas de vous faire peur, simplement de vous rappeler que vous êtes dans une grande ville africaine en forte croissance, où les écarts de richesse sont visibles.

Budget : combien prévoir pour Dar es Salaam ?

Les prix à Dar es Salaam sont très variables selon votre style de voyage :

  • Hébergement : des guesthouses simples dès 20-30 € la nuit, des hôtels confortables entre 50 et 100 €, et des établissements haut de gamme bien au-delà. Sur la péninsule, les tarifs sont souvent plus élevés que dans le centre.

  • Repas : un plat local dans un petit restaurant swahili peut coûter 2 à 5 €, tandis qu’un dîner dans un restaurant de la péninsule, avec vue sur la mer, se situera plutôt entre 10 et 20 € par personne.

  • Transports : comptez quelques euros pour un trajet en taxi intra-urbain, plus pour de longues distances. Les dala-dala restent imbattables en termes de prix, mais demandent de la patience.

Globalement, Dar es Salaam permet de voyager à budget contrôlé, surtout si vous mangez dans des lieux fréquentés par les locaux et que vous choisissez des hébergements simples. N’oubliez pas d’inclure les dépenses liées aux ferries (vers Zanzibar ou les îles proches) et aux éventuelles excursions dans votre estimation globale.

Vie quotidienne et pratiques locales

Quelques points concrets pour mieux vous fondre dans le quotidien tanzanien :

  • Langue : Le swahili est la langue nationale, mais l’anglais est largement compris dans la plupart des commerces, hôtels et restaurants fréquentés par les étrangers. Apprendre quelques mots (comme « asante » pour merci, « karibu » pour bienvenue) est toujours apprécié.

  • Religion et codes vestimentaires : La côte est à forte majorité musulmane, ce qui se ressent dans la ville (mosquées, appel à la prière, tenues). Sur la plage, évitez les maillots trop échancrés en dehors des zones touristiques évidentes. En ville, des vêtements couvrant épaules et genoux restent une bonne base de respect, surtout pour les femmes.

  • Argent : Le shilling tanzanien est la monnaie utilisée. Prévoyez toujours un peu de liquide pour les petits achats, même si certains hôtels et restaurants acceptent la carte.

En résumé, Dar es Salaam demande un peu d’adaptation, mais rien d’insurmontable. Avec un minimum d’anticipation, vous profiterez pleinement de ce passage, en limitant les mauvaises surprises.

Plages et îles autour de Dar es Salaam : profiter de l’océan sans aller jusqu’à Zanzibar

Quand on parle de littoral en Tanzanie, les images de Zanzibar prennent presque tout l’espace. Pourtant, Dar es Salaam et ses environs immédiats offrent déjà plusieurs options de plages et d’îles qui valent le détour, surtout si vous avez peu de temps ou si vous cherchez des lieux moins fréquentés. À condition de savoir où aller, vous pouvez vous offrir de vrais moments de détente sans quitter la zone de la ville.

Les plages accessibles depuis la ville

Les plages les plus connues de Dar es Salaam se trouvent principalement au nord, le long de la péninsule et au-delà :

  • Coco Beach (Oyster Bay) : C’est la plage urbaine par excellence, très fréquentée le week-end par les habitants. L’ambiance y est plutôt locale : vendeurs ambulants, musique, familles, jeunes qui jouent au foot. L’eau n’est pas aussi limpide que sur certaines îles, mais pour une baignade rapide ou un coucher de soleil animé, l’expérience vaut le coup. Évitez d’y laisser vos affaires sans surveillance.

  • Jangwani et Mbezi Beach : un peu plus au nord, ces plages sont bordées de petits hôtels et de clubs de plage. L’ambiance est plus tranquille en semaine, plus festive le week-end. L’eau est généralement plus propre qu’en plein centre, et c’est une bonne option si vous voulez rester proche de la ville tout en ayant un vrai moment de détente en bord de mer.

Ces plages ne rivalisent pas avec les lagons les plus spectaculaires de Zanzibar, mais elles ont l’avantage d’être facilement accessibles depuis Dar es Salaam, parfois même en dala-dala si vous êtes patient et flexible. Pour plus de confort, beaucoup d’hébergements proposent des services de navette ou peuvent organiser un taxi.

L’archipel de Dar es Salaam Marine Reserve : Bongoyo, Mbudya et les autres

Le véritable atout côtier de la ville, ce sont les îles au large, regroupées dans la Dar es Salaam Marine Reserve. Ce parc marin national protège plusieurs petites îles aux plages de sable blanc bordées de palmiers. Parmi elles, deux sortent du lot pour les voyageurs :

  • Bongoyo Island : la plus connue et la plus proche. On y accède en bateau depuis le Slipway ou un autre point d’embarquement. Une fois sur l’île, vous trouverez une belle plage, quelques paillotes pour l’ombre, et la possibilité de commander des poissons grillés. Le snorkeling est possible, même si les fonds ont souffert par endroits. L’ambiance est détendue, avec un mélange de locaux aisés et d’étrangers.

  • Mbudya Island : un peu plus éloignée, souvent considérée comme plus sauvage. L’île est également classée parc marin national, ce qui limite les constructions. Vous payez un droit d’entrée, puis vous profitez d’une plage de sable blanc, d’une eau claire et de quelques structures basiques pour vous restaurer.

Pour ces deux îles, prévoyez de partir tôt le matin pour éviter la chaleur maximale et profiter pleinement de la journée. Pensez aussi à prendre de l’eau, de la crème solaire, un chapeau et éventuellement un masque et un tuba si vous en avez. Les services sur place sont limités et parfois variables, il est donc plus sûr de ne pas dépendre entièrement de l’offre locale.

Comment organiser une journée plages ou îles depuis Dar

Concrètement, une journée type pourrait ressembler à ceci :

  • Départ en fin de matinée depuis votre hôtel vers le point d’embarquement (Slipway ou autre) avec un taxi.

  • Traversée vers l’île choisie, installation sous une paillote, baignades, balade sur la plage.

  • Déjeuner de poissons ou fruits de mer grillés sur place, si le service est disponible et que la logistique vous inspire confiance.

  • Retour en milieu ou fin d’après-midi pour éviter la nuit tombante en mer et laisser de la marge en cas de retard.

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Si vous préférez rester sur le continent, vous pouvez aussi opter pour une journée plus simple sur une des plages au nord de la ville, en combinant baignade, déjeuner dans un hôtel de bord de mer et retour tranquille en fin de journée. Là encore, renseignez-vous à l’avance sur l’état de la mer, les marées et la qualité de l’eau : les habitants et les personnels d’hôtel sont souvent les sources les plus fiables, plus que certaines informations figées sur internet qui ne tiennent pas compte des évolutions locales.

Ces échappées vers l’océan permettent de respirer après le tumulte urbain, tout en restant dans le périmètre de Dar es Salaam. Elles sont idéales pour ponctuer un voyage combinant safari et ville, ou pour récupérer d’un long trajet avant de reprendre la route.

Relier Dar es Salaam aux safaris et grands espaces de Tanzanie

La plupart des voyageurs ne viennent pas en Tanzanie uniquement pour Dar es Salaam, mais la ville s’inscrit presque toujours dans un projet plus large : combiner plages, safari, et parfois un saut vers Zanzibar ou le sud du pays. Comprendre comment articuler la ville avec les grands parcs nationaux vous fera gagner un temps précieux et évitera des allers-retours inutiles.

Les grands parcs du sud accessibles depuis Dar es Salaam

Depuis Dar, les options de safari les plus logiques sont situées au sud du pays :

  • Nyerere National Park (anciennement partie de la réserve de Selous) : c’est aujourd’hui l’un des plus grands espaces protégés d’Afrique. On y accède par avion léger depuis Dar es Salaam (vols réguliers) ou par la route, mais cette dernière option demande du temps et un minimum de préparation. Le parc permet d’observer une faune très riche : éléphants, lions, hippopotames, crocodiles, et une grande variété d’antilopes. Les safaris en bateau sur la rivière Rufiji sont l’un des points forts de la région.

  • Mikumi National Park : plus petit et plus accessible, Mikumi est souvent présenté comme une bonne introduction au safari pour ceux qui partent de Dar. On peut y accéder par la route (comptez une demi-journée à une journée selon les conditions) ou par vol intérieur. Les paysages rappellent par endroits ceux du Serengeti, avec de grandes plaines où l’on observe facilement les troupeaux.

  • Udzungwa Mountains : pour ceux qui aiment la randonnée, ces montagnes accessibles depuis la route Dar–Mikumi offrent une alternative forestière et plus fraîche aux plaines brûlées par le soleil. On y vient moins pour les « big five » que pour les cascades, les points de vue et certaines espèces de primates endémiques.

Ces parcs, moins fréquentés que le nord (Serengeti, Ngorongoro), offrent une expérience plus sauvage et moins standardisée. Si votre voyage commence ou finit à Dar es Salaam, ils constituent une excellente option pour vivre un safari sans avoir à remonter tout le pays.

Organiser la transition ville–safari

Passer du tumulte de Dar es Salaam aux pistes de brousse demande un minimum de transition, surtout si vous arrivez de loin. Je recommande généralement :

  • Une première nuit à Dar pour récupérer du vol international, régler les derniers détails (SIM locale, change, derniers achats) et s’acclimater.

  • Un départ vers le parc le lendemain ou le surlendemain, en privilégiant l’avion léger si votre budget le permet, pour gagner du temps et de l’énergie.

  • Un retour à Dar la veille de votre vol international pour éviter tout stress lié à un retard de transport depuis les parcs.

Pour ceux qui voyagent en autonomie (4×4 de location), la route entre Dar et Mikumi ou Nyerere est faisable, mais elle impose un bon sens de l’anticipation : état des routes, temps de trajet, stations-service, pauses régulières. Ne prévoyez pas des plannings trop serrés, la Tanzanie aime bousculer les horaires théoriques.

Dar es Salaam comme pivot entre plages, Zanzibar et intérieur des terres

Dar es Salaam joue aussi le rôle de pivot logistique entre plusieurs types de voyages :

  • Ville + Zanzibar : séjournez une ou deux nuits à Dar, puis prenez le ferry pour Zanzibar. La traversée dure environ 2 heures, avec plusieurs départs par jour. Arrivez en avance pour gérer les formalités et l’enregistrement des bagages. Sur place, vous pourrez ensuite rayonner entre Stone Town, les plages du nord, de l’est ou du sud.

  • Ville + plages locales + safari : commencez par une ou deux nuits sur la péninsule de Dar pour profiter des plages et explorer un peu la ville, enchaînez avec un safari dans le Nyerere ou Mikumi National Park, puis terminez à Zanzibar ou sur une autre partie de la côte.

Dans tous les cas, gardez Dar es Salaam dans votre plan comme un hub où il est possible de se reposer, de se réorganiser et de se connecter à d’autres régions du pays. Ce n’est pas juste une case logistique à cocher : bien utilisée, cette ville peut enrichir votre compréhension de la Tanzanie dans son ensemble, en vous montrant ce qu’il y a entre les plages de rêve et les grands animaux des parcs nationaux.

Dar es Salaam est une ville qui ne se laisse pas apprivoiser en un regard ni en une simple escale. Elle demande un peu d’énergie, un brin de patience et une vraie curiosité. En échange, elle vous offre un concentré de Tanzanie : une côte swahilie aux influences entremêlées, une population chaleureuse, des marchés débordants, des plages urbaines et des portes ouvertes vers des îles et des parcs encore préservés. Si vous acceptez de la prendre pour ce qu’elle est – une métropole africaine en pleine mutation, imparfaite mais vibrante – vous en tirerez bien plus qu’un simple transit vers un ailleurs plus « photogénique ». Dar es Salaam devient alors un chapitre à part entière de votre voyage, et pas seulement une parenthèse entre deux clichés de safari ou de lagon turquoise.