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chumbe island guide écotourisme et plongée incontournable

Image pour chumbe island

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Quand on prépare un voyage en Afrique de l’Est, les mêmes noms reviennent toujours : Zanzibar, Serengeti, Kilimandjaro. Mais au large de la Tanzanie, il existe une petite île corallienne qui échappe encore au tourisme de masse : Chumbe Island. La première fois que j’ai entendu parler de Chumbe, c’était dans une guesthouse à Stone Town. Un guide local m’a simplement dit : “Si tu veux voir ce que ressemblait Zanzibar avant les resorts, va sur Chumbe”. Quelques jours plus tard, j’y passais la nuit, et cette expérience a complètement modifié ma façon de voir la côte tanzanienne.

Chumbe Island, c’est un minuscule îlot au sud-ouest de Zanzibar, classé réserve naturelle privée. Pas de village, pas de route, pas de piscine à débordement. Juste sept bungalows écologiques, un récif corallien en très bon état, une forêt côtière préservée et une équipe locale engagée. Ici, votre séjour ne sert pas uniquement à vous offrir un moment de détente dans la nature : il finance concrètement un projet de conservation marine et d’éducation environnementale. En tant que voyageur, vous êtes directement intégré à cet écosystème, pour le meilleur… et parfois avec quelques contraintes qu’il faut accepter avant de partir.

Dans cet article, je vais vous expliquer en détail ce que j’ai réellement vécu sur Chumbe Island, ce qu’on y fait (et ce qu’on n’y fait pas), comment organiser votre voyage depuis Zanzibar ou le continent, combien de jours prévoir, à quel prix, et pour quel type de voyageur cette île est vraiment faite. L’idée n’est pas de vendre du rêve, mais de vous donner une vision claire, factuelle, avec des exemples concrets, pour que vous sachiez si Chumbe mérite une place dans votre itinéraire en Tanzanie.

Si vous aimez les grands hôtels, le Wi-Fi partout, les cocktails au bord de la piscine et les soirées animées, autant le dire d’emblée : Chumbe Island risque de vous décevoir. En revanche, si vous cherchez une expérience simple, engagée, presque intime avec le récif coral, les crabes ermites, les étoiles de mer et les bruits de la forêt tropicale la nuit, alors cette île pourrait bien être le moment fort de votre voyage en Afrique de l’Est.

Chumbe Island, voisine secrète de Zanzibar : où, comment, pour qui ?

Avant de parler des activités ou des bungalows, il faut situer précisément Chumbe Island dans votre voyage. On a souvent tendance à mettre tout dans le même sac – “Zanzibar et ses îles” – mais Chumbe a un statut à part, à la fois géographique, administratif et pratique. Comprendre cela vous évitera pas mal de mauvaises surprises au moment de faire votre devis ou de planifier vos jours dans la région.

Chumbe Island se trouve à environ 12 km au sud-ouest de Stone Town, sur l’île principale de Zanzibar (Unguja). En bateau, le trajet prend en moyenne 45 minutes, parfois un peu plus selon l’état de la mer. Le départ se fait généralement depuis un petit embarcadère proche de Mbweni, à quelques minutes en voiture du centre de Stone Town. On est donc loin de l’image des longues traversées : ce n’est pas une expédition, mais une navette quotidienne bien rodée, opérée par l’équipe de Chumbe.

Important : Chumbe n’est pas une île “hôtel” classique où l’on peut débarquer comme on veut. C’est une réserve naturelle strictement réglementée. L’accès se fait uniquement sur réservation, et le nombre de visiteurs par jour est volontairement limité. Impossible d’y aller par vos propres moyens avec un pêcheur local ou un bateau privé pour faire du snorkelling librement : l’aire marine protégée est surveillée et les règles sont strictes, notamment pour protéger le coral.

Concrètement, vous avez deux options pour intégrer Chumbe Island à votre voyage :

À mon sens, l’excursion à la journée est intéressante si votre agenda est vraiment serré ou si votre budget est très limité. Mais pour profiter pleinement de la nature, du ciel nocturne et du rythme particulier de l’île, je recommande au moins une nuit sur place. C’est de nuit, lorsque les visiteurs à la journée sont repartis, que Chumbe révèle vraiment son atmosphère : silence quasi total, bruits de la mer, crabes qui envahissent la plage, ciel recouvert d’étoiles, et cette impression assez rare d’être coupé du reste du monde.

Chumbe s’adresse particulièrement à certains profils de voyageurs :

À l’inverse, si vous êtes du genre à vouloir sortir le soir, à changer de restaurant chaque jour, ou à rester connecté en permanence à Internet pour travailler, Chumbe Island risque davantage de vous frustrer que de vous séduire. C’est une parenthèse, pas une base centrale pour visiter Zanzibar.

Une île modèle de tourisme responsable : comment fonctionne la réserve de Chumbe ?

On parle beaucoup de “tourisme durable” dans les brochures, mais rares sont les lieux où l’impact positif est mesurable. Chumbe Island fait partie de ces exceptions. Votre séjour là-bas ne se contente pas de “compenser” vaguement quelque chose : il finance et soutient directement une aire marine protégée et un programme d’éducation environnementale pour les écoles de Zanzibar.

La réserve de Chumbe comprend deux grandes composantes :

Dans la zone marine, la pêche est interdite, l’ancrage des bateaux est strictement réglementé, et toute pratique susceptible d’endommager le coral est bannie. Résultat : le récif autour de Chumbe est aujourd’hui l’un des mieux préservés de toute la région de Zanzibar, avec une diversité d’espèces remarquable. Quand vous nagez là-bas, vous voyez la différence avec des sites plus touristiques où le coral est cassé, blanchi ou piétiné par les palmes.

Sur terre, la gestion de la forêt est tout aussi stricte. Les sentiers sont limités, certains arbres remarquables sont protégés, et la faune (oiseaux, crabes, petits mammifères, reptiles) est surveillée. Par exemple, lors de ma visite, un ranger m’a montré les traces d’une population de crabes terrestres géants, rarement visibles sur des îles plus fréquentées. On n’est pas dans une réserve africaine au sens de “big five”, mais dans un laboratoire à ciel ouvert de conservation côtière.

Le modèle économique de Chumbe repose sur un principe simple : les revenus générés par le lodge (les bungalows, votre séjour, votre voyage) servent à financer :

En tant que voyageur, vous sentez cet engagement sur le terrain. Lors des briefings avant le snorkelling, on ne vous parle pas seulement de sécurité ou de “ne pas marcher sur le coral”. On vous explique le rôle des différentes espèces, l’impact du réchauffement de l’eau, les menaces de la pêche industrielle, et comment la petite échelle de Chumbe peut inspirer d’autres projets en Tanzanie et ailleurs.

Ce n’est pas pour autant une expérience culpabilisante ou moralisatrice. Tout est amené de façon concrète et pragmatique. On vous montre les résultats : la clarté de l’eau, la densité de poissons, les coraux en bonne santé, les bancs de poissons-papillons ou de chirurgiens qui vous entourent. Vous comprenez très vite que sans une protection stricte, ce type de paysage sous-marin disparaît en quelques années.

Il faut aussi savoir qu’à Chumbe, certains choix de confort ont été sacrifiés au profit de la cohérence écologique. Pas de climatisation, pas de générateurs diesels, pas de douches à l’eau douce illimitées. L’eau est collectée depuis les toits des bungalows et filtrée, l’électricité vient du solaire, les toilettes sont des toilettes sèches très bien conçues. Pour certains, cela fait partie du charme ; pour d’autres, c’est une adaptation. Mais au moins, le discours et la réalité sont alignés, ce qui est loin d’être le cas partout sur la côte de Zanzibar.

Dormir sur Chumbe Island : à quoi ressemblent vraiment les fameux bungalows ?

Les photos de Chumbe Island que l’on voit dans les catalogues montrent souvent ces bungalows au toit de palme, ouverts sur l’océan. Sur place, la réalité est assez fidèle aux images, mais avec plus de détails pratiques que l’on ne devine pas toujours. Vivre une ou deux nuits dans ces structures, c’est accepter un certain degré de rusticité, mais aussi découvrir une intelligence de design écologique assez rare.

Les bungalows sont au nombre de sept, tous construits dans le même esprit : matériaux locaux, intégration dans la végétation, ventilation naturelle, gestion autonome de l’eau et de l’énergie. À l’intérieur, pas de luxe tapageur, mais ce qu’il faut là où il faut : un grand lit sous moustiquaire, un espace salon, une petite mezzanine parfois, une salle d’eau avec toilette sèche, et une terrasse donnant vers la mer. L’architecture est semi-ouverte : la brise circule, les bruits extérieurs aussi.

Concrètement, la journée, vous vivez presque dehors. Vous laissez les voiles et rideaux ouverts, vous profitez de la lumière naturelle, vous entendez les vagues. Le soir, les lampes solaires prennent le relais, avec une lumière douce, largement suffisante mais loin des plafonniers d’un resort classique. Il faut aimer cette atmosphère un peu tamisée, où la nuit tombe vite et où l’on accepte de ralentir.

Un point souvent sous-estimé : les toilettes sèches. Pour beaucoup de voyageurs, le mot évoque immédiatement quelque chose de rudimentaire. Ici, le système est propre, bien pensé et parfaitement gérable pour un séjour de quelques jours. Une petite explication vous est donnée à l’arrivée, et on oublie très vite que ce n’est pas une chasse d’eau classique. L’avantage ? Une économie d’eau considérable, ce qui est loin d’être anecdotique sur une île sans source d’eau douce.

La douche fonctionne à l’eau de pluie filtrée, avec une quantité raisonnable, mais pas illimitée. Il faut prendre l’habitude de se rincer vite, d’économiser, surtout si l’on revient d’une longue session de snorkelling. Là encore, c’est un ajustement pour certains, un non-événement pour d’autres, selon le type de voyage auquel vous êtes habitué. Disons que si vous aimez les douches très longues et très chaudes, ce ne sera pas le lieu pour.

Un détail pratique important pour votre voyage : sur Chumbe Island, il n’y a pas de climatisation ni de ventilateurs électriques. La fraîcheur vient de l’ouverture du bungalow, de la hauteur sous plafond et de la circulation d’air. En saison chaude (entre décembre et mars), les nuits peuvent être un peu lourdes, mais la brise marine compense la plupart du temps. Si vous êtes très sensible à la chaleur, privilégiez un séjour pendant les périodes plus tempérées (juin à octobre).

Côté bruit, on est loin du silence absolu qu’on pourrait imaginer. Vous entendrez la mer, les insectes, parfois des bruits de la forêt pendant la nuit. Personnellement, j’ai trouvé ça hypnotique, mais si vous avez le sommeil ultra léger, prévoyez des bouchons d’oreille pour assurer le coup.

Enfin, parlons argent : ces bungalows ne sont pas donnés, surtout si vous comparez avec des guesthouses simples à Zanzibar. Mais le prix inclut généralement :

Quand vous faites votre devis global pour votre voyage en Tanzanie, regardez Chumbe non pas comme “une nuit d’hôtel chère”, mais comme un package complet logement + activités + conservation. Ce n’est pas bon marché, mais l’argent va là où il doit aller, ce qui fait une vraie différence par rapport à certains resorts de Zanzibar où la part reversée à la communauté ou à la nature est minime.

Que faire sur Chumbe Island ? Snorkelling, forêts, bassins de marée et observation silencieuse

On pourrait croire qu’avec une si petite surface terrestre, on finit vite par tourner en rond. Sur Chumbe Island, ce n’est pas le cas. Les journées sont structurées autour de quelques activités guidées, toujours avec la même philosophie : prendre le temps, observer, comprendre. On n’est pas dans un enchaînement d’animations, mais dans un rythme lent, adapté à la nature de l’île.

L’activité phare, c’est évidemment le snorkelling sur le récif coral. Vous êtes équipé de masque, tuba et palmes, puis briefé par un guide sur les règles à respecter. Le bateau vous emmène à quelques centaines de mètres de la plage, dans une zone où la profondeur reste confortable pour tout le monde. Ensuite, vous flottez simplement au-dessus d’un jardin de coraux, avec une densité de vie marine impressionnante : poissons-perroquets, sergents-majors, poissons-anges, parfois tortues, et des coraux de différentes formes et couleurs.

Le guide nage avec vous, pointe du doigt certains détails, explique les relations entre les espèces, la signification des couleurs, les premiers signes de stress chez le coral. Ce n’est pas juste “regarder des poissons jolis”, c’est une petite leçon de biologie marine en direct, adaptée au niveau de chacun.

Sur l’île elle-même, une marche guidée vous emmène dans la forêt côtière. Le sol est parfois irrégulier, les racines affleurent, il faut de bonnes chaussures fermées (évitez les tongs pour cette partie). On vous montre les arbres typiques, les adaptations des plantes à la sécheresse, les oiseaux endémiques, et surtout la manière dont ce type de forêt protège les rivages contre l’érosion. Là encore, c’est concret, illustré par des exemples précis, pas juste un discours théorique.

Autre moment que j’ai particulièrement apprécié : l’exploration des bassins de marée à marée basse. Accompagné d’un guide, vous marchez doucement sur le platier, en faisant très attention où vous posez les pieds. Dans les trous d’eau, des petits univers se révèlent : étoiles de mer, anémones, petits poissons, concombres de mer. On apprend à reconnaître ce qui peut être touché ou pas, ce qui est fragile, ce qui indique un écosystème en bonne santé.

Pour ceux qui aiment grimper, il est aussi possible de monter au sommet du vieux phare de l’île (selon les conditions et les règles en vigueur au moment de votre voyage). De là-haut, la vue sur le lagon, Zanzibar au loin et l’étendue du récif est assez spectaculaire. On visualise d’un coup l’échelle de ce qui est protégé autour de Chumbe.

Enfin, il y a tout ce qui ne figure pas dans les programmes officiels, mais qui fait le sel de ce type de séjour : observer les crabes fantômes qui sortent au crépuscule, repérer les oiseaux qui survolent l’île, s’asseoir simplement en fin de journée pour regarder la lumière changer sur l’eau. Chumbe Island n’est pas un parc d’attractions : il faut accepter l’ennui potentiel, le temps long, pour que la nature prenne sa place.

Si vous voyagez avec des enfants, les guides adaptent très bien leur discours. Ils transforment souvent la découverte en jeu de piste, en quizz de terrain, en observation active. C’est l’un des rares endroits à Zanzibar où vos enfants ne seront pas seulement sur la plage à jouer dans le sable, mais réellement en train d’apprendre comment fonctionne un écosystème coral.

Préparer son séjour à Chumbe Island : quand partir, combien de jours, et comment l’intégrer à votre voyage en Tanzanie ?

Venons-en au concret : à quel moment inclure Chumbe Island dans votre voyage, pour combien de nuits, avec quel budget approximatif, et quelles sont les contraintes à anticiper pour éviter les mauvaises surprises. C’est là que l’expérience du terrain aide vraiment à faire les bons choix.

Côté saison, Chumbe suit globalement le même rythme que Zanzibar :

Pour la durée, je considère qu’une nuit sur Chumbe est un minimum pour vivre l’expérience, mais deux nuits permettent vraiment de se poser. Avec une nuit, vous arrivez en fin de matinée, vous repartez le lendemain en milieu de journée. Vous aurez le temps de faire du snorkelling, une marche dans la forêt et un tour des bassins de marée si le timing des marées est favorable. Avec deux nuits, vous pouvez répéter les sorties en mer, prendre plus de temps seul sur la plage, et ne pas avoir le sentiment d’enchaîner les activités sur un temps trop court.

Comment intégrer Chumbe à un itinéraire plus large en Tanzanie ? Voici quelques options qui fonctionnent bien :

Anticipez bien une chose : le bateau de Chumbe part à heure fixe, généralement en fin de matinée depuis la zone de Mbweni. Il faut donc vous organiser pour être à Zanzibar au moins la veille, surtout si vous arrivez du continent. Ne prévoyez pas un vol international ou un vol domestique important le jour même de votre retour de Chumbe ; gardez une marge, surtout en saison des vents où la mer peut imposer des décalages.

Côté budget, les tarifs varient selon la saison, les offres et les évolutions de prix, mais on reste globalement dans une fourchette haute pour la région. Il est utile de demander un devis précis, en indiquant vos dates, le nombre de personnes et si vous voyagez avec des enfants. Comparez ensuite ce coût avec ce que vous auriez dépensé pour :

Vous verrez vite que Chumbe island se replace dans une logique de “tout-en-un” : hébergement, repas, activités, transport en bateau, et impact positif pour la nature. Si votre voyage en Afrique est pensé comme une succession d’expériences marquantes plutôt que comme une chasse au meilleur rapport m²/prix, Chumbe a toute sa place.

Conseils pratiques et erreurs à éviter pour profiter pleinement de Chumbe Island

Pour terminer ce tour d’horizon, voici des conseils très concrets issus du terrain, afin que votre séjour sur Chumbe Island soit à la hauteur de vos attentes, sans mauvaises surprises liées à un manque d’information ou à des idées préconçues.

Sur le plan de l’équipement, ne comptez pas uniquement sur ce que vous trouverez sur place. Même si le matériel de snorkelling est fourni, il reste standard. Si vous êtes sensible au confort, apportez votre propre masque et tuba, surtout si vous avez déjà l’habitude de plonger ou de nager. Prévoyez aussi :

Côté santé, vous êtes dans le même contexte que le reste de Zanzibar et de la Tanzanie côtière : chaleur, humidité, moustiques. Les moustiques sont généralement moins présents sur une petite île ventilée que dans certaines zones intérieures, mais ce n’est pas une raison pour négliger les répulsifs. Dormir sous moustiquaire est la norme ; respectez-la. Si vous suivez un traitement antipaludéen pour votre voyage, Chumbe ne fait pas exception.

Pour ce qui est de la vie sur place, gardez en tête que vous êtes invité dans un environnement fragile. Quelques comportements peuvent faire une grosse différence :

Sur le plan psychologique, il faut aussi accepter l’isolement relatif. Pas de boutiques, pas d’autres restaurants, pas de bar de plage voisin pour “changer d’ambiance”. Vous êtes sur une petite île, avec une petite équipe et quelques autres voyageurs. Cela crée souvent une atmosphère conviviale, des discussions intéressantes, mais si vous êtes du genre à vouloir vous échapper dès que vous tournez en rond, il vaut mieux limiter votre séjour à une nuit.

Enfin, un mot sur les attentes. Chumbe Island n’est pas un décor de carte postale parfait à chaque seconde. La mer peut être un peu agitée certains jours, la visibilité sous l’eau un peu réduite après un coup de vent, un ciel nuageux peut vous priver de coucher de soleil spectaculaire. Comme partout en Afrique, et plus encore sur une petite île, il faut accepter une part d’imprévisible. C’est pour cela que je recommande de ne pas coincer votre passage à Chumbe sur une seule fenêtre de temps ultra serrée au milieu d’un itinéraire déjà tendu.

Si vous préparez votre voyage en Afrique avec l’envie d’y inclure des expériences marines fortes et cohérentes avec une démarche de nature, Chumbe Island mérite clairement d’être considérée au même titre que les grands parcs terrestres. C’est un autre visage de la Tanzanie, moins photographié que les lions du Serengeti, mais tout aussi essentiel pour comprendre la richesse du pays : un récif coral vivant, une petite équipe engagée, et quelques voyageurs prêts à sortir des circuits trop balisés de Zanzibar pour vivre, le temps de quelques jours, au rythme de la mer et du vent.

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